GB/Législatives-David Cameron bien parti pour rester au pouvoir

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(Actualisé avec précisions) par David Milliken et Kate Holton LONDRES, 8 mai (Reuters) - Le Parti conservateur est arrivé en tête aux élections législatives de jeudi en Grande-Bretagne, ce qui devrait mettre son chef de file, le Premier ministre sortant David Cameron, en position de rester à la tête du gouvernement pour cinq années supplémentaires, bien que n'ayant pas obtenu la majorité absolue. Selon un sondage réalisé à la sortie des urnes, les Tories sont crédités de 316 sièges sur les 650 que compte la Chambre des communes, tandis que le Labour du travailliste Ed Miliband en obtiendrait 239. Si ce chiffre est confirmé, cela constituera un des plus mauvais scores réalisés par les travaillistes. Jusqu'à la veille des élections, les deux grands partis qui gouvernent le Royaume-Uni en alternance étaient donnés au coude-à-coude dans les intentions de vote. "Les conservateurs ont clairement remporté ce scrutin", si le sondage est exact, s'est félicité Michael Gove, l'un des chefs du groupe conservateur aux Communes. Le sondage sortie des urnes, réalisé pour les chaînes de télévision nationale, suggère que David Cameron aura le choix pour trouver un partenaire de coalition et obtenir les sièges qui lui manquent pour obtenir la majorité absolue. Il pourrait faire appel aux Libéraux-démocrates, qui font partie de la coalition sortante et auraient remporté dix sièges, aux unionistes d'Irlande du Nord ou au deux. Il peut aussi tenter de gouverner seul à la tête d'un gouvernement minoritaire. Après ces premières estimations, la livre sterling est montée à un plus haut d'une semaine. Les résultats définitifs ne seront pas annoncés avant plusieurs heures. VERS UN REFERENDUM SUR L'UE EN 2017 Une conséquence d'un maintien de David Cameron au 10 Downing Street est d'ores et déjà connue sur le plan international. Un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne sera organisé en 2017. C'est du moins ce qu'a promis le Premier ministre sortant en cas de réélection. Autre fait marquant de ce scrutin très disputé, le Parti national écossais (SNP) est crédité de 58 des 59 sièges réservés à l'Ecosse. Le parti profitera peut-être de sa victoire pour remettre sur la table son projet d'indépendance de l'Ecosse malgré le non au référendum en ce sens organisé l'an dernier. Sa chef de file Nicola Sturgeon a souligné que le sondage sortie des urnes devait être pris avec une extrême prudence. Quant au Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de Nigel Farage, il obtiendrait deux sièges. Le parti europhobe, qui prône une sortie immédiate de l'Union européenne, était arrivé en tête l'an dernier aux élections au Parlement européen. Lors de la campagne électorale, David Cameron, qui s'est appuyé sur un bilan jugé positif en matière d'emploi et de reprise économique, a promis de réduire l'impôt sur le revenu pour 30 millions de personnes et d'imposer de nouvelles réductions des dépenses publiques pour combler un déficit budgétaire qui représente 5% du produit intérieur brut. Le Labour, qui a centré sa campagne sur l'avenir du Service national de santé (NHS) auquel les Britanniques sont très attachés, propose pour sa part de réduire le déficit de façon moins brutale et d'augmenter l'impôt sur le revenu pour 1% de foyers fiscaux parmi les plus aisés. (Danielle Rouquié pour le service français)

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