GB-Le ralentissement de la croissance se confirme

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 (Actualisé avec des précisions, contexte) 
    par Ana Nicolaci da Costa et William Schomberg 
    LONDRES, 26 mai (Reuters) - Le ralentissement de la 
croissance économique de la Grande-Bretagne s'est confirmé au 
premier trimestre et beaucoup d'économistes pensent que 
l'économie risque de perdre encore de l'allant durant le 
trimestre en cours. 
    La croissance a ralenti au rythme de 0,4% au premier 
trimestre, a dit l'Office national de la statistique (ONS) 
jeudi, confirmant ainsi sa première estimation. 
    Elle ressort à 2,0% en rythme annuel, en légère baisse par 
rapport à la première estimation qui était de 2,1%. Les 
économistes interrogés par Reuters tablaient sur une croissance 
inchangée de 2,1%. 
    Par ailleurs, l'investissement des entreprises, mesuré en 
variation annuelle, a baissé pour la première fois en trois ans 
au cours du premier trimestre, de 0,4%, conséquence du coup de 
blues de l'immobilier commercial, alors qu'il avait augmenté de 
3,0% au quatrième trimestre 2015. 
    L'investissement des entreprises a également diminué d'un 
trimestre sur l'autre, de 0,5%, moins toutefois que le recul de 
2,0% d'octobre à décembre 2015. 
    L'investissement des entreprises et la commerce extérieur 
pesant sur l'activité économique, et le secteur des services, 
qui représente 80% du PIB britannique, reprenant son souffle, ce 
sont les dépenses des ménages qui constituent le principal 
moteur de croissance. 
    Ces dépenses ont augmenté de 0,7%, d'un trimestre sur 
l'autre, après un gain de 0,6% le trimestre précédent.  
    La production du secteur des services s'est tassée de 0,1% 
en mars, son premier recul depuis août 2015. 
    La Banque d'Angleterre a déjà remarqué que l'incertitude 
liée au référendum du 23 juin sur le maintien de la 
Grande-Bretagne dans l'Union européenne (UE) freinait 
l'investissement, surtout dans l'immobilier commercial, dont les 
transactions ont chuté de 40% au premier trimestre. 
    Chris Hare, économiste d'Investec, observe que les chiffres 
révèlent peut-être que le ralentissement économique s'explique 
pour une part par cette inceritude particulière, un paramètre 
qui pourrait rapidement disparaître si le "oui" l'emportait. 
    "Mais le risque baissier est que le ralentissement reflète 
plus une faiblesse de fond", ajoute-t-il. 
    Le gouvernement britannique multiplie les avertissements sur 
les conséquences d'un "Brexit": le Royaume-Uni pourrait plonger 
dans une année de récession s'il décidait de sortir de l'UE, a 
ainsi déclaré le ministre des Finances George Osborne lundi. 
  
    Plusieurs dirigeants de grandes entreprises internationales 
telles que General Electric  GE.N , Cisco  CSCO.O , Mars, EMC 
 EMC.N  ou encore Airbus  AIR.PA , ainsi que l'homme d'affaires 
américain Michael Bloomberg, ont en outre signé ce mois-ci une 
lettre en faveur d'un maintien de la Grande-Bretagne dans 
l'Union européenne.       
    La Banque d'Angleterre a abaissé en mai sa prévision de 
croissance pour l'ensemble de l'année, la ramenant de 2,2% à 
2,0%. L'économie britannique a crû de 2,3% en 2015, selon l'ONS. 
 
 (Juliette Rouillon et Wilfrid Exbrayat pour le service 
français) 
 

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