GB-Le meurtrier présumé de la députée Jo Cox inculpé

le , mis à jour à 06:26
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 (Actualisé avec contexte) 
    18 juin (Reuters) - Le meurtrier présumé de la députée 
travailliste Jo Cox, tuée jeudi par balle et de plusieurs coups 
de couteau dans le nord de l'Angleterre, a été inculpé 
d'assassinat, a annoncé samedi la police britannique. 
    L'homme, Thomas Mair, 52 ans, semble avoir agi seul, a 
précisé la police. 
    Jo Cox, 41 ans, mère de deux enfants, militait pour le 
maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, a été 
agressée en pleine rue alors qu'elle se préparait à tenir sa 
permanence électorale hebdomadaire dans sa circonscription de 
Birstall, près de Leeds. 
    Sa mort, à une semaine du référendum du 23 juin sur le 
Brexit, a ému le pays et déclenché la suspension de la campagne 
électorale, au moins jusqu'à dimanche. 
    Thomas Mair a été inculpé d'assassinat, de coups et 
blessures aggravés, possession d'une arme à feu avec l'intention 
de commettre un acte criminel et possession d'une arme 
offensive, a déclaré le responsable de la police du West 
Yorkshire, Nick Wallen, dans un communiqué.  
    Le suspect doit être présenté à un juge à Londres samedi, 
a-t-il ajouté.     
    Avec les unités antiterroristes du nord-est du pays, la 
police poursuit son enquête sur ses liens éventuels avec 
"l'extrémisme de droite" ainsi qu'avec "les services de santé 
mentale". 
     
    HOMMAGE À JO COX 
     "Selon les informations disponibles pour le moment, il 
paraît s'agir d'une attaque isolée, mais ciblée, sur Jo. Il n'y 
a pas d'indication à ce stade qu'une autre personne ait été 
impliquée dans l'attaque. Nous allons toutefois tenter de 
comprendre comment le suspect est parvenu à se procurer une arme 
à feu de manière illégale", a déclaré Nick Wallen. 
    Il a en outre précisé que le suspect avait été rapidement 
appréhendé grâce à l'aide des personnes présentes sur place. 
    Le drame a déclenché de vifs débats dans le pays sur la 
sécurité des parlementaires, mais aussi sur l'ambiance de plus 
en plus lourde de la campagne électorale. 
    Le ton de la campagne sur le "Brexit" s'était envenimé avant 
même la mort de Jo Cox. 
    Le mois dernier, le leader du parti eurosceptique Ukip, 
Nigel Farage, avait tenu des propos à la BBC, qui ont pu 
apparaître comme prémonitoires.:  
    "Je pense qu'il est légitime de dire que si les gens ont 
l'impression d'avoir complètement perdu le contrôle - et nous 
avons complètement perdu le contrôle de nos frontières en tant 
que membres de l'Union européenne - et si les gens ont 
l'impression que leur vote ne changera rien, alors la violence 
est la prochaine étape", avait déclaré le leader populiste à la 
télévision de la BBC. 
    La police collabore avec le Palais de Westminster, qui 
abrite les deux chambres du Parlement et le Home Office 
(ministère de l'Intérieur) pour réévaluer les mesures de 
sécurité qui entourent les parlementaires, a en outre annoncé la 
police. 
    Le Premier ministre, David Cameron, a convoqué lundi le 
Parlement pour un hommage à Jo Cox, qui était considérée comme 
une des étoiles montantes du Parti travailliste.  
 
 (Sandra Maler à Washington; Julie Carriat pour le service 
français, édité par Danielle Rouquié) 
 
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