GB-La hausse du solde migratoire alimente la campagne du Brexit

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 (Actualisé avec précisions et réactions) 
    LONDRES, 26 mai (Reuters) - Le solde migratoire de la 
Grande-Bretagne s'est rapproché de son plus haut niveau 
historique en 2015, montrent des statistiques officielles 
publiées jeudi, qui ont immédiatement alimenté le débat sur le 
référendum du 23 juin pour ou contre le maintien du pays dans 
l'Union européenne.  
    L'Office national de la statistique (ONS) a annoncé que le 
solde migratoire s'était élevé l'an dernier à 333.000 entrées, 
tout près du record sur 12 mois enregistré depuis le début du 
suivi statistique en 1975. 
    Le solde net d'arrivées en provenance des seuls pays de l'UE 
s'est quant à lui élevé à 184.000 l'an dernier, contre 174.000 
l'année précédente.  
    L'ONS précise que la majeure partie de l'augmentation de 
20.000 du solde migratoire annuel global s'explique par la 
diminution du nombre de personnes ayant émigré hors du 
Royaume-Uni. 
    Ces chiffres ont immédiatement été commentés par les 
partisans du Brexit, la sortie du pays de l'Union européenne, 
selon lesquels les Britanniques pourraient mieux contrôler les 
flux migratoires en sortant de l'UE.  
    "Nous serions capables de décider de notre politique en 
matière d'immigration en fonction des besoins de l'économie 
britannique", a dit Boris Johnson, l'ex-maire de Londres figure 
de proue du camp du "Out" à la chaîne de télévision Sky News. 
    Le camp du "In" a répliqué que les questions liées à 
l'immigration ne pourraient pas être résolues par la sortie 
d'une Union extrêmement favorable à l'économie britannique.  
    Le Premier ministre britannique, David Cameron, a promis en 
2010 de ramener le solde migratoire sous la barre des 100.000 
mais il a été incapable d'atteindre cet objectif, en raison 
notamment du nombre important de ressortissants de l'Union 
s'installant en Grande-Bretagne. 
    "Nous devons poursuivre les réformes pour réduire 
l'immigration nette venue de l'extérieur de l'Europe, qui 
représente toujours la majorité (des nouvelles arrivées)", a dit 
jeudi le ministre de l'Immigration, James Brokenshire.  
    Londres a conclu en février avec ses partenaires de l'UE un 
accord lui permettant de réduire certaines prestations sociales 
pour les immigrés en provenance de pays membres de l'UE. 
       
 
 (Costas Pitas,; Nicolas Delame et Marc Angrand pour le service 
français) 
 
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