GB-La croissance est restée solide au T3 malgré le Brexit

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 (Actualisé avec déclaration du ministre des Finances, 
précisions, réaction des marchés) 
    LONDRES, 27 octobre (Reuters) - L'économie britannique 
semble avoir à peine souffert au troisième trimestre du vote en 
faveur de la sortie du pays de l'Union européenne, montre jeudi 
la première estimation du produit intérieur brut, qui réduit 
encore la probabilité d'une nouvelle baisse du taux directeur de 
la Banque d'Angleterre. 
    Le PIB a augmenté de 0,5% sur la période juillet-septembre 
après une croissance de 0,7% au deuxième trimestre, a annoncé 
l'ONS, l'institut national de la statistique, alors que les 
économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un 
chiffre de 0,3% seulement. 
    Par rapport au troisième trimestre de l'an dernier, la 
croissance britannique atteint 2,3%, le chiffre le plus élevé 
enregistré depuis le deuxième trimestre de l'an dernier.  
    Le ministre britannique des Finances s'est félicité de cette 
performance estimant qu'elle montrait que la Grande-Bretagne 
pouvait affronter les défis du Brexit.  
    "Les fondamentaux de l'économie britannique sont solides et 
les chiffres d'aujourd'hui montrent que l'économie est robuste", 
a déclaré Philip Hammond dans un communiqué.  
    "L'économie devra s'ajuster à la nouvelle relation avec 
l'Union européenne mais nous sommes en bonne position pour 
relever les défis et saisir les occasions à venir", a-t-il 
ajouté.  
     
    LES SERVICES, SEUL MOTEUR DE LA CROISSANCE 
    La livre a atteint un plus haut d'une semaine contre la 
devise américaine à 1,2273 dollar  GBP=D4  tandis que l'euro 
reculait à 88,93 pence  EURGBP=D4  contre 89,165 pence avant la 
publication des chiffres.  
    Le rendement à 10 ans des gilts, les obligations du Trésor 
britannique, a bondi de sept points de base à 1,23% au plus haut 
depuis le vote du 23 juin en faveur du Brexit.      
    "Il y a peu d'éléments attestant d'un effet marqué dans la 
période qui a suivi le vote", a déclaré l'économiste en chef de 
l'ONS, Joe Grice, ajoutant que la croissance se poursuivait sur 
la tendance observée depuis 2015. 
    Le fait que la croissance ait dépassé les attentes sur 
juillet-septembre est dû exclusivement au secteur des services, 
le plus important au Royaume-Uni, grâce entre autres, précise 
l'ONS, au pic de recettes des cinémas en juillet. 
    La production industrielle et le secteur de la construction 
se sont en revanche contractés de 0,4% et 1,4% respectivement.  
    La Banque d'Angleterre (BoE) avait déclaré le mois dernier 
que la première estimation du PIB montrerait sans doute un 
ralentissement de la croissance à 0,2% seulement au troisième 
trimestre.  
    La BoE doit décider jeudi prochain si elle réduit encore son 
taux directeur, déjà au plus bas de son histoire à 0,25%.  
    Mais son gouverneur, Mark Carney, a exprimé mardi sa 
préoccupation face à la forte baisse de la livre sterling et aux 
retombées à venir de cette dépréciation sur l'inflation, ce qui 
suggère qu'il n'est pas favorable à une nouvelle baisse de taux. 
    Les économistes interrogés par Reuters prévoient pour leur 
part que la banque centrale ne  modifiera pas sa politique 
monétaire avant le début de l'an prochain.   
    Tableau de la statistique   
    Les indicateurs britanniques en temps réel  ECONGB  
         
 
 (William Schomberg et David Miliken, Marc Angrand et Marc 
Joanny pour le service français) 
 
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