GB-L'UE tente vainement créer un super-Etat, dit Boris Johnson

le
0
    LONDRES, 15 mai (Reuters) - L'ancien maire de Londres Boris 
Johnson, chef du camp des pro-Brexit, estime dans un entretien 
au Sunday Telegraph que l'Union européenne suit le chemin 
d'Adolf Hitler et de Napoléon en tentant de créer un super-Etat 
européen. 
    "Napoléon, Hitler, diverses personnes ont essayé de le faire 
et cela finit tragiquement", a déclaré Boris Johnson au journal 
dominical britannique. 
    "L'UE est une tentative de faire cela par des moyens 
différents. Mais fondamentalement, ce qui manque c'est l'éternel 
problème, à savoir qu'il n'y a pas de véritable loyauté à l'idée 
d'Europe", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas d'autorité unique que 
tout le monde respecte ou comprend. C'est ce qui cause cet 
énorme vide démocratique." 
    Boris Johnson, qui est le favori pour succéder au Premier 
ministre britannique David Cameron, est apparu peu à peu comme 
le porte-voix du camp favorable à une sortie du Royaume-Uni de 
l'Union européenne lors du référendum sur la question, le 23 
juin prochain. 
    David Cameron qui fait campagne pour le maintien au sein de 
l'UE, estime qu'une adhésion à l'UE donne au pays plus de 
sécurité, d'influence et de prospérité. 
    Selon un sondage ComRes pour le Sunday Mirror, les électeurs 
britanniques sont deux fois plus nombreux a penser que Boris 
Johnson est plus susceptible de dire la vérité sur l'UE que 
David Cameron. 
    A moins de six semaines du référendum, les enquêtes 
d'opinion montrent également que les électeurs britanniques sont 
à peu près partagés entre ceux qui veulent rester dans l'UE et 
ceux qui veulent en sortir.  
    Dans son interview au Sunday Telegraph, Boris Johnson dit 
vouloir que les Britanniques redeviennent "les héros de 
l'Europe", en écho aux propos de Winston Churchill, le Premier 
ministre britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.  
    L'ex-maire de Londres dit aussi que les tensions entre les 
Etats membres de l'UE ont permis à l'Allemagne d'accroître son 
pouvoir, de "faire une OPA" sur l'économie italienne et de 
"détruire" la Grèce. 
 
 (Willima Schomberg; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant