GB-L'Etat va encore réduire sa participation dans Lloyds

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(Actualisé avec précisions, contexte) par Matt Scuffham LONDRES, 17 décembre (Reuters) - L'Etat britannique va vendre une part du capital de Lloyds Banking Group LLOY.L dans les six prochains mois, une nouvelle étape de la privatisation progressive de la banque, sauvée de la faillite par le contribuable pendant la crise financière. UK Financial Investments (UKFI), l'institution publique qui gère les participations de l'Etat dans le secteur financier, et le ministère des Finances ont précisé mercredi que cette cession partielle serait confiée à la banque Morgan Stanley. "Il s'agit d'une nouvelle étape de la réduction de notre dette publique et du remboursement de l'argent des contribuables", a déclaré le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, dans un communiqué. L'Etat a apporté 20,5 milliards de livres de capitaux frais à Lloyds pendant la crise de 2007-2009, un renflouement lors duquel il a acquis 40% du capital du groupe. Il en détient encore 25% après la cession de deux premières tranches en septembre 2013 et en mars dernier, qui lui ont rapporté un montant total de 7,4 milliards de livres (9,3 milliards d'euros). Des sources bancaires ont déclaré mercredi qu'UKFI pourrait retirer environ trois milliards de livres de la nouvelle cession annoncée, sur la base des volumes d'échanges enregistrés sur les six derniers mois. La participation de l'Etat serait alors ramenée à 19,5%. Lloyds a réussi les tests de résistance et de solvabilité dont la Banque d'Angleterre a publié mardi les résultats, un feu vert qui augmente les chances d'une reprise du paiement d'un dividende l'an prochain et qui facilite la poursuite du désengagement de l'Etat. CESSION AU FIL DE L'EAU La méthode de cession des titres concernés sera différente de celle retenue pour les deux premières tranches du capital, vendues à des investisseurs institutionnels dans le cadre d'une procédure dite de "bookbuilding accéléré", qui a l'inconvénient de réduire le nombre de "fenêtres" durant lesquelles une telle cession serait possible. Le processus retenu pour la troisième tranche, dite de "dribble-out", est censée accorder au vendeur une flexibilité accrue en terme de calendrier et de nombre de titres vendus. C'est cette méthode qu'avait choisi le Trésor américain pour céder la majeure partie de la participation de l'Etat fédéral dans Citigroup C.N , une opération déjà confiée à Morgan Stanley. Le Trésor britannique explique que Morgan Stanley pourra vendre graduellement les titres concernés sur le marché, de manière ordonnée et mesurée. Les actions cédées ne le seront pas à un prix unitaire inférieur au coût d'acquisition moyen déboursé lors de l'entrée de l'Etat au capital, soit 73,6 pence, a-t-il précisé. Les deux premières tranches vendues l'ont été respectivement au prix de 75 et 75,5 pence par action. UKFI a précisé que la nouvelle cession aurait lieu entre le 1er janvier et le 30 juin. A la Bourse de Londres, l'action Lloyds a fini la journée en repli de 1,97% à 73,36 pence. (avec Steve Slater; Marc Angrand pour le service français, édité par Patrick Vignal)


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