GB/Indicateurs-Ventes au détail en baisse, finances publiques meilleures

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    LONDRES, 22 janvier (Reuters) - Les principaux indicateurs 
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci: 
     
    * BAISSE DE 1,0% DES VENTES AU DÉTAIL EN DÉCEMBRE 
    22 janvier - Les ventes au détail ont subi en décembre leur 
plus forte baisse depuis septembre 2014 mais en revanche les 
emprunts de l'Etat britannique ont nettement diminué. 
    Ls ventes au détail confirment le ralentissement de 
l'économie britannique vers la fin de l'année dernière et le 
ministre des Finances George Osborne aura besoin d'un gros 
excédent en février pour atteindre son objectif pour l'exercice 
budgétaire clos fin mars. 
    Les ventes au détail ont baissé de 1,0% en volume en 
décembre, après leur forte performance du mois précédent, 
donnant une hausse annuelle de 2,6%, bien inférieure au 
consensus des économistes qui donnait +4,3%. 
    Sur l'ensemble de 2015, les ventes au détail ont augmenté de 
4,6%, après +3,9% en 2014, leur plus forte croissance depuis 
2004. 
    Les emprunts de l'Etat, hors banques publiques, ont baissé à 
7,474 milliards de sterling en décembre contre 11,734 milliards 
en décembre 2014, le montant le plus bas depuis décembre 2006. 
Les économistes interrogés par Reuters donnaient un montant de 
10,5 milliards.  
    Sur neuf mois à fin décembre, les emprunts totalisent 74,2 
milliards de livres, en baisse de 12,9% sur la période 
comparable de 2014. 
    Osborne a pour objectif des emprunts de 73,5 milliards sur 
l'exercice 2015-2016.  
     
    Tableau ventes au détail:   
    Tableau emprunts:       
     
    * NOUVELLE BAISSE INATTENDUE DU TAUX DE CHÔMAGE À 5,1% 
    20 janvier - Le rythme d'augmentation des salaires sur la 
période septembre-novembre a été le plus faible depuis le mois 
de février, montrent des données officielles publiées mercredi, 
un nouvel indicateur tendant à confirmer que la Banque 
d'Angleterre (BoE) devrait prendre son temps avant de relever 
ses taux.  
    Ce ralentissement de la croissance des salaires est constaté 
alors même que le taux de chômage a encore baissé, contrairement 
aux attentes, à 5,1%, soit son plus bas niveau depuis début 
2006, contre 5,2% sur les trois mois à fin octobre. 
    La BoE surveille de près l'évolution des salaires pour 
déterminer le calendrier de hausse des taux, dans un contexte 
d'inflation proche de zéro depuis des mois et de faiblesse de la 
croissance mondiale, qui pèse sur le PIB britannique. 
    L'Office national de la statistique (ONS) note que les 
salaires de base des travailleurs, hors prime, n'ont augmenté 
que de 1,9% sur les trois mois à fin novembre alors que le 
consensus Reuters était d'une progression de 1,8%. 
    Prime incluse, les salaires ont augmenté de 2,0% sur la 
période, leur rythme le plus faible depuis les trois mois à fin 
février, alors que le consensus Reuters était à +2,1%. 
    Sur le seul mois de novembre, les salaires, bonus compris, 
ont augmenté de 2,2%, après une hausse de 2,1% en octobre. 
    Le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney a 
déclaré mardi qu'il n'avait aucun "calendrier établi" de hausse 
des taux et qu'il souhaitait d'abord constater une croissance et 
une inflation sous-jacente plus fortes.   
    Il avait déclaré auparavant qu'il aimerait que la croissance 
des revenus soit supérieure à 3% par an avant de se prononcer en 
faveur d'une hausse des taux d'intérêt. 
     
    * L'INFLATION EST RESSORTIE À +0,2% SUR UN AN EN DÉCEMBRE 
    19 janvier - L'inflation a été plus prononcée que prévu en 
décembre, dernier mois d'une année qui a vu les prix à la 
consommation connaître leur plus faible croissance depuis qu'ils 
ont commencé à être mesurés dans les années 1950, montrent des 
données officielles publiées mardi. 
    Selon l'ONS, les prix à la consommation ont augmenté en 
décembre de 0,1% sur un mois et de 0,2% sur un an, soit le 
rythme annuel le plus élevé depuis janvier 2015. 
    Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une 
inflation de 0,1% sur un an. 
    Cette évolution, largement le fait de la plus forte hausse 
en près de cinq ans du prix des billets d'avions, sera sûrement 
bien accueillie par la Banque d'Angleterre, même si le taux 
d'inflation reste très éloigné de son objectif de 2%. 
    L'inflation est restée proche de zéro tout au long de 
l'année, ce qui a dopé le pouvoir d'achat des consommateurs qui 
ont largement été le moteur de la forte reprise de l'économie 
britannique. 
    Pour l'année 2015 dans son ensemble, les prix à la 
consommation sont restés inchangés en moyenne, un plus bas 
depuis le début de la série statistique dans les années 1950, 
contre une hausse de 1,5% en 2014. 
    L'inflation dite de base, qui exclut les prix de l'énergie, 
des aliments, de l'alcool et du tabac, a également atteint un 
pic de 11 mois à 1,4% contre un consensus de 1,2%. 
    Les prix producteurs ont reculé de 1,2%, soit leur baisse la 
moins marquée en un an, comme prévu par les économistes. 
    L'ONS a également dit que les prix des maisons avaient 
augmenté de 7,7% dans tout le Royaume-Uni en novembre, contre 
+7,0% en octobre, et de 9,8% dans la seule ville de Londres. 
    Tableau de la statistique  ID:nU8N13000C  
      
    * BAISSE DE 0,7% DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE 
    12 janvier - La production industrielle a subi en novembre 
sa baisse la plus marquée depuis janvier 2013, un hiver 
exceptionnellement clément ayant grevé la demande de fioul 
domestique.  
    Cette production a diminué de 0,7% d'un mois sur l'autre, a 
annoncé mardi l'Office national de la statistique, alors que les 
économistes interrogés par Reuters prévoyaient le statu quo. 
    La production manufacturière s'est elle contractée de 0,4% 
pour le deuxième mois d'affilée, alors que les économistes 
anticipaient une hausse. 
    La production de gaz et d'électricité a fléchi de 2,1%, le 
pourcentage le plus élevé depuis avril.  
    Par rapport à novembre 2014, la production industrielle a 
augmenté de 0,9%, pourcentage le plus faible depuis juillet, 
tandis que la production manufacturière s'est tassée de 1,2%.  
    Tableau de la statistique  ID:nU8N11S019      
     
    * DÉFICIT COMMERCIAL RECORD AVEC L'UE EN NOVEMBRE 
    8 janvier - Le déficit commercial du Royaume-Uni avec le 
reste du monde a diminué en novembre, le recul des cours du 
pétrole ayant permis de réduire les coûts des importations, ce 
qui a en partie éclipsé un déficit record pour le commerce de 
marchandises avec les autres pays de l'Union européenne (UE).  
    Selon les données publiées vendredi par l'institut national 
de la statistique (ONS), le déficit commercial total (biens et 
services) s'est établi en novembre à 3,170 milliards de livres 
sterling (4,27 millions d'euros), contre 3,507 milliards le mois 
précédent.  
    Le déficit commercial concernant les seules marchandises 
s'est contracté à 10,642 milliards de livres, contre 11,203 
milliards en octobre, un chiffre conforme à la prévision moyenne 
de 10,5 milliards de livres à laquelle sont parvenus les 
économistes interrogés par Reuters.  
    La réduction de la facture énergétique a constitué le 
principal contributeur à la baisse du déficit commercial. Le 
coût net des importations de pétrole est passé de 1,087 milliard 
de livres en octobre à 560 millions de livres en novembre, un 
creux de six mois.  
    A l'inverse, le déficit commercial pour les marchandises du 
Royaume-Uni avec ses partenaires commerciaux de l'UE a atteint 
un record depuis le début des relevés en 1998. Il s'est élevé à 
8,192 milliards de livres, notamment alimenté par des 
importations record de voitures.      
    Malgré une solide reprise au cours des deux dernières 
années, l'économie britannique semble donc toujours peiner à 
exporter.      
    Tableau de la statistique  ID:nL9N0JK00F  
 
 (Service économique) 
  
 
 
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