GB/Indicateurs-Nouvelle détérioration des finances publiques

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LONDRES, 23 septembre (Reuters) - Les principaux indicateurs macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci : * HAUSSE DE 6,1% DES EMPRUNTS NETS DU SECTEUR PUBLIC 23 septembre - L'état des finances publiques du pays s'est à nouveau détérioré en août, selon des chiffres publiés mardi par l'Office des statistiques nationales (ONS) qui vont à l'encontre de la volonté de la coalition au pouvoir de contenir les déficits. L'ONS, qui a modifié sa manière de comptabiliser le déficit budgétaire pour se conformer aux directives européennes, précise que les emprunts nets du secteur public, hors banques contrôlées par l'Etat, s'étaient établis à 11,6 milliards de livres (14,7 milliards d'euros) le mois dernier, soit une hausse de 6,1%, conforme aux attentes des économistes. Depuis le début, le 1er avril, de l'exercice fiscal 2014-2015, les emprunts net du secteur public (hors banques) ont représenté 45,4 milliards de livres, soit une hausse de 6,2% par rapport à la même période de 2013-2014. En mars, le gouvernement a dit viser une baisse de 10% des emprunts du secteur publics sur l'exercice 2014-2015 afin de ramener le déficit budgétaire à un niveau représentant 5,5% du produit intérieur brut (PIB) contre quelque 6,5% en 2013-2014. Selon l'ancienne mesure, le déficit des finances publiques s'est creusé davantage que prévu en août, à 12,5 milliards de livres contre 11,7 milliards en août 2013 et un consensus de 11,5 milliards. * LES VENTES AU DÉTAIL REPRENNENT GRÂCE AUX ASPIRATEURS La croissance des ventes au détail a repris en août au Royaume-Uni (+0,4%) après avoir stagné en juillet, montrent les données publiées jeudi par l'Office des statistiques nationales (ONS). Cette progression, la plus forte depuis le mois d'avril, est conforme aux prévisions des économistes. Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 3,9% le mois dernier, là encore la plus forte croissance depuis quatre mois. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne +4,1%. Les bons chiffres du mois d'août s'expliquent notamment par une augmentations des ventes de mobilier et une ruée sur les aspirateurs les plus puissants, interdits depuis fin août par l'Union européenne. La consommation est le moteur de la reprise de l'économie britannique, amorcée l'an dernier et soutenue par des conditions de crédit avantageuses et une inflation faible. Les salaires ne suivent pas le mouvement, ce qui conduit la Banque d'Angleterre a attendre encore avant de relever ses taux. Tableau de la statistique: ID:nS8N0O0025 * HAUSSE DES SALAIRES ET BAISSE DU CHÔMAGE 17 septembre - Le chômage a reculé davantage que prévu en août tandis que les salaires sont repartis à la hausse entre mai et juillet sans toutefois rattraper l'inflation, selon les chiffres publiés par l'Office des statistiques nationales (ONS). Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en août a diminué de 37.200 personnes, après une baisse de 37.400 en juillet (33.600 en première estimation). Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est tombé à 6,2% sur les trois mois à fin juillet, au plus bas depuis la période septembre-novembre 2008. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un taux de chômage à 6,3%. Selon l'ONS, le nombre d'actifs a progressé de 74.000 personnes à 30,608 millions de personnes entre mai et juillet. Il s'agit de la plus faible hausse de cette statistique depuis avril-juin 2013. Le salaire hebdomadaire moyen, primes comprises, a rebondi de 0,6% en mai-juillet par rapport à un an plus tôt, après un recul révisé à -0,1% sur la période avril-juin (-0.2% en première estimation). Hors primes, la hausse des salaires a atteint 0,7% sur la période, au même rythme que sur la période précédente et en ligne avec le consensus. La croissance des salaires reste cependant largement inférieure à l'inflation. La faiblesse marquée des statistiques officielles sur les salaires ces derniers mois est en partie liée à des comparaisons faussées en variation annuelle, de nombreux salariés britanniques ayant demandé l'année dernière le paiement rétroactif de leurs primes pour profiter d'une baisse de l'impôt sur le revenu. Tableau de la statistique: ID:nL9N0MN00A * L'INFLATION RALENTIT MALGRÉ L'IMMOBILIER 16 septembre - Le rythme de la hausse des prix en Grande-Bretagne a décéléré en août mais la progression des prix immobiliers a atteint en juillet son niveau le plus élevé depuis sept ans, montrent les statistiques officielles publiées mardi. Les prix à la consommation ont augmenté de 1,5% en rythme annuel le mois dernier, le chiffre le plus faible enregistré depuis mai, après 1,6% en juillet, a précisé l'Office national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un ralentissement à 1,5%. Par rapport à juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 0,4%. Mais ceux de l'alimentation et des boissons non alcoolisées ont fléchi de 0,2%, portant à 1,1% leur baisse sur un an. L'inflation britannique est inférieure depuis huit mois à l'objectif de 2% que s'est fixé la Banque d'Angleterre, du jamais vu depuis 2005. Cette situation permet entre autres à la Banque d'Angleterre de retarder le relèvement de ses taux d'intérêt en dépit de la vigueur de la croissance. L'ONS a parallèlement fait état d'un bond de 11,7% des prix immobiliers en juillet par rapport au même mois de 2013. A Londres, la hausse a légèrement ralenti à 19,1% après 19,3% en juin. Tableau : ID:nL9N0JK00V * LA PRODUCTION INDUSTRIELLE MEILLEURE QUE PRÉVU EN JUILLET 9 septembre - La production industrielle a augmenté de 0,5% en juillet, sa plus forte progression depuis six mois, montrent les chiffres publiés mardi par l'Office des statistiques nationales. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une hausse de 0,2%, après +0,3% en juin. Le production industrielle a été dopée en juillet par le bond de 3,6% de production de gaz et d'électricité. En variation annuelle, la hausse atteint 1,7%, contre +1,3% attendu par les analystes. Le chiffre de juillet porte l'évolution de la production industrielle sur les trois derniers mois à -0,1% par rapport au trimestre précédent, sa première baisse en dix-huit mois. La production manufacturière a progressé de 0,3% en juillet, comme attendu, et de 2,2% sur un an. * LE DÉFICIT COMMERCIAL SE CREUSE ENCORE EN JUILLET 9 septembre - Le déficit commercial s'est à nouveau creusé au mois de juillet, a annoncé mardi l'Office des statistiques nationales. Ce déficit s'est établi à 10,2 milliards de livres contre 9,4 milliards en juin et un niveau de 9,1 milliards attendus par les économistes. Il s'agit du déficit commercial le plus marqué depuis le record historique de 10,35 milliards d'avril 2012. * VENTES AU DÉTAIL +2,7% SUR UN AN EN AOÛT - BRC 9 septembre - La croissance des ventes au détail s'est nettement accélérée en août, à la faveur notamment d'une forte demande pour des vêtements et des chaussures, selon des chiffres publiés mardi par la fédération du secteur de la distribution. D'après le British Retail Consortium (BRC), ces ventes ont bondi de 2,7% le mois dernier sur un an, contre +1,3% en juillet. A magasins constants, la progression est de 1,3% sur un an, contre -0,3% en juillet et un consensus de +0,5%. Selon le BRC, les ventes de vêtements et de chaussures ont augmenté à leur rythme le plus rapide depuis décembre 2011, grâce à la rentrée et à la rotation des collections des principales chaînes de prêt-à-porter. Ceci étant dit, les dépenses alimentaires ont à nouveau reculé. Sur les trois derniers mois, ces dépenses accusent leur repli le plus marqué depuis que le BRC a commencé à collecter des données, en décembre 2008. L'Office des statistiques nationales publie ses ventes au détail le 18 septembre. Elle fonde ses calculs sur un éventail de magasins plus large que le BRC, qui privilégie les grandes chaînes.

 
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