GB/Indicateurs-Léger ralentissement de la croissance au T3

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    LONDRES, 24 octobre (Reuters) - Les principaux indicateurs 
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci : 
     
    *LA CROISSANCE DU PIB RALENTIT A 0,7% AU T3, +3,0% SUR UN AN 
    24 octobre - Le rythme de la reprise de l'économie a, comme 
prévu, légèrement ralenti au troisième trimestre, avec un 
tassement de la croissance dans les services et la plus faible 
progression de la production manufacturière depuis début 2013, 
montrent des données officielles publiées vendredi. 
    Le produit intérieur brut a augmenté de 0,7% sur la période 
de juin à septembre par rapport aux trois mois précédents au 
cours desquels il avait progressé de 0,9%. Cette performance est 
conforme au consensus des éconnomistes interrogés par Reuters. 
    La croissance du PIB ressort à 3,0% en rythme annuel selon 
la première estimation de l'Office national de la statistiques 
(ONS), contre 3,2% au trimestre précédent.  
    La croissance du secteur des services, qui représente plus 
des trois quarts de l'économie britannique, a ralenti à +0,7% 
sur le trimestre contre +1,1% sur les trois mois précédents.  
    La croissance de la production manufacturière est revenu à 
+0,4% (contre +0,5%), soit le rythme le plus faible depuis le 
premier trimestre 2013. 
    Tableau de la statistique  ID:nL9N0KU02P    
 
    * BAISSE DES VENTES AU DÉTAIL EN SEPTEMBRE DANS LE SILLAGE 
DE LA CONFECTION 
    23 octobre - Les ventes au détail ont baissé davantage que 
prévu en septembre, montrant à leur tout que la reprise 
économique britannique tend à marquer le pas. 
    Les ventes ont baissé de 0,3%, leur performance la plus 
faible depuis janvier, donnant une croissance annuelle de 2,7%, 
a annoncé l'Office national de la statistique (ONS) jeudi. Les 
économistes anticipaient une baisse de 0,1% sur le mois et une 
hausse annuelle de 2,8%. 
    Une météo douce en septembre n'a pas encouragé le 
consommateur à acheter des vêtements d'hiver, la confection 
étant la principale cause du recul de septembre, mais d'autres 
secteurs ont aussi fait grise mine, a expliqué un responsable de 
l'ONS. 
     
    Tableau:  ID:nL9N0CA01P  
     
    * EMPRUNTS DU SECTEUR PUBLIC EN HAUSSE DE 15,3% EN SEPTEMBRE 
    21 octobre -  L'état des finances publiques du pays s'est à 
nouveau détérioré en septembre, selon des chiffres publiés mardi 
par l'Office des statistiques nationales (ONS) qui vont à 
l'encontre de la volonté de la coalition au pouvoir de contenir 
les déficits. 
    L'ONS, qui a modifié en août sa manière de comptabiliser le 
déficit budgétaire pour se conformer aux nouvelles directives 
européennes, précise que les emprunts nets du secteur public, 
hors banques contrôlées par l'Etat, se sont établis à 11,8 
milliards de livres (14,9 milliards d'euros) le mois dernier, 
soit une hausse de 15,3%. 
    Les économistes avaient anticipé une stabilité de ces 
emprunts, à 10,5 milliards. 
    Sur le premier semestre de l'exercice fiscal 2014-2015, 
commencé le 1er avril, les emprunts net du secteur public ont 
représenté 58,0 milliards de livres, soit une hausse de 10,3% 
par rapport à la même période de 2013-2014. 
    En mars, le gouvernement a dit viser une baisse de 10% des 
emprunts du secteur publics sur l'exercice 2014-2015 afin de 
ramener le déficit budgétaire à un niveau représentant 5,5% du 
produit intérieur brut (PIB) contre quelque 5,7% (chiffre 
révisé) en 2013-2014. 
    Selon l'ancienne mesure, le déficit des finances publiques 
s'est établi à 12,6 milliards de livres, soit une hausse de 
14,5%. 
    La réduction des déficits publics est au coeur de la 
politique économique menée par la coalition entre conservateurs 
et libéraux-démocrates, au pouvoir depuis 2010. 
    La faiblesse de la hausse du produit intérieur brut (PIB) en 
2011 et 2012 a rendu inatteignable son objectif initial de 
résorber le déficit d'ici 2015. 
    Tableau  ID:nL9N0PR02M  
     
    * LA BAISSE DU CHÔMAGE RALENTIT EN SEPTEMBRE 
    15 octobre - Le nombre de demandeurs d'emploi a continué de 
diminuer en septembre au Royaume-Uni mais à un rythme qui 
ralentit, selon des chiffres officiels publiés mercredi. 
    Le nombre de chômeurs a baissé de 18.600 à 952.000 alors que 
les économistes attendaient en moyenne une diminution de 35.000. 
Il s'agit de la baisse la plus modeste depuis avril 2013. 
    Sur les trois mois à fin août, la population en emploi a 
augmenté de 46.000 à 30,7 millions, sa plus faible croissance 
depuis la période de mars-mai 2013. 
    Malgré ce ralentissement, le taux de chômage au sens du 
Bureau international du travail a reculé à 6,0% en juin-août, au 
plus bas depuis août-octobre 2008. Les économistes attendaient 
en moyenne 6,1%. 
    Les revenus salariaux, bonus compris, ont augmenté de 0,7% 
sur ces trois mois, comme attendu par les économistes, soit un 
chiffre inférieur à l'inflation qui a été de 1,5% en août. Hors 
primes, la hausse a atteint 0,9%. 
    Tableau  ID:nL9N0MN00A  
     
    * L'INFLATION RALENTIT PLUS QUE PRÉVU 
    14 octobre - L'inflation a nettement ralenti en septembre 
pour tomber à son plus bas niveau depuis cinq ans, une évolution 
qui rend une hausse des taux d'intérêt moins urgente même si 
l'activité économique dans son ensemble affiche une santé 
robuste. 
    Selon les données publiées mardi par l'Office national de la 
statistique, les prix à la consommation ont augmenté de 1,2% sur 
un an en septembre - contre +1,5% en août - en raison notamment 
de la chute des prix de l'essence et des aliments. 
    Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une 
inflation à 1,4%. 
    D'autres chiffres de l'Office national des statistiques 
montrent que les prix à l'entrée des usines ont reculé de 0,4% 
sur un an, soit leur repli le plus marqué depuis septembre 2009. 
    Ces éléments devraient conforter ceux qui pensent que la 
Banque d'Angleterre (BoE) maintiendra ses taux à leur plus bas 
historique jusqu'à la mi-2015. 
    Mark Carney, gouverneur de la BoE a dit le mois dernier 
qu'un premier tour de vis monétaire pourrait intervenir au 
printemps si le marché du travail retrouvait sa situation 
d'avant la crise financière. 
    Mais, depuis, des signes montrant que la zone euro pourrait 
connaître une nouvelle récession se sont accumulés, ce qui pèse 
sur la demande pour les produits britanniques, notamment dans le 
secteur manufacturier. 
    L'Office national de la statistique a enfin dit que les prix 
immobiliers avaient augmenté de 11,7% sur un an en août, hausse 
similaire à celle enregistrée en juillet. 
     
    * RÉDUCTION DU DÉFICIT COMMERCIAL EN AOÛT 
    10 octobre - Le déficit commercial s'est réduit en août à 
9,099 milliards de livres contre 10,414 milliards le mois 
précédent, soit le plus faible depuis avril, a annoncé l'Office 
national de la statistique vendredi. 
    Les économistes anticipaient un déficit de 9,6 milliards. 
    En prenant en compte l'excédent des services, le déficit 
global est de 1,917 milliard de livres contre 3,079 milliards. 
    Les exportations ont diminué de 2,3% mais les importations 
ont rétrogradé de 6,2%.      
    Tableau:  ID:nL9N0BZ026      
        
    * STABILITÉ DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE EN AOÛT 
    7 octobre - La production industrielle est restée stable en 
août au Royaume-Uni, comme attendu par les économistes, 
témoignant d'un ralentissement de la reprise même si la 
statistique a été affectée par des opérations de maintenance 
dans l'industrie automobile et le secteur pétrolier. 
    La hausse de juillet a été révisée à 0,4% au lieu de 0,5%. 
    Sur un an, la production industrielle a progressé de 2,5% 
après une hausse de 2,2% en juillet (révisée de 1,7%). 
    La production d'hydrocarbures a reculé de 1,7% sur le mois 
et de 6,9% sur un an, reflétant notamment une fermeture de 25 
jours du site de Buzzard en mer du Nord, a précisé l'Office des 
statistiques nationales (ONS). 
    La production manufacturière, qui ne tient pas compte de 
l'énergie, a progressé modestement de 0,1% après une croissance 
de 0,3% le mois précédent, là encore en ligne avec les 
estimations des économistes. 
    L'ONS a imputé ce ralentissement à la fermeture de lignes 
d'assemblage du secteur automobile à des fins de maintenance. 
    Sur les trois mois à fin août, la production manufacturière 
ressort inchangée après une baisse de 0,4% sur les trois mois à 
fin juillet. Sur un an, la production manufacturière d'août est 
néanmoins en hausse de 3,9%, août 2013 ayant été un mois 
particulièrement faible.  
    Tableau  ID:nL9N0JK01Z  
 
  
 
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