GB/Indicateurs-L'état des finances publiques se dégrade en novembre

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    LONDRES, 22 décembre (Reuters) - Les principaux indicateurs 
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci: 
     
    * LA SITUATION BUDGÉTAIRE SE DÉGRADE EN NOVEMBRE 
    22 décembre - L'état des finances publiques s'est dégradé 
plus que prévu en novembre, montrent les chiffres publiés mardi 
par l'Office de la statistique nationale (ONS). 
    Les emprunts nets du secteur public, hors banques contrôlées 
par l'Etat, se sont établis à 14,2 milliards de livres (19,4 
milliards d'euros) le mois dernier, soit une hausse de 10% sur 
un an, nettement supérieure aux attentes des économistes. 
    Sur les huit premiers mois de l'exercice budgétaire 
2015-2016, les emprunts net du secteur public ont représenté 
66,9 milliards de livres, soit une baisse de 8,9% sur un an. 
    Tableau de la statistique:   
     
    * VENTES AU DÉTAIL EN HAUSSE DE 1,7% EN NOVEMBRE  
    17 décembre - Les ventes au détail ont fait un bond en avant 
au mois de novembre, les ménages ayant effectué plus d'achats de 
Noël que prévu, preuve d'une consommation vigoureuse qui devrait 
soutenir l'économie dans son ensemble jusqu'à la fin de l'année, 
a annoncé jeudi l'Office national de la statistique (ONS). 
    Ces ventes CVS ont augmenté de 1,7% en volume sur le seul 
mois de novembre par rapport à octobre, contre -0,5% (révisé) en 
octobre et plus de trois fois plus vite qu'anticipé par les 
économistes interrogés par Reuters, qui attendaient +0,5%. 
     Sur une base annuelle, les ventes au détail ont augmenté de 
5,0% en novembre, après une hausse de 4,2% en octobre (révisé). 
Le consensus Reuters donnait une hausse de 3% pour le mois 
dernier. 
    Tableau:  ID:nL9N0FN02Q  
     
    * LE TAUX DE CHÔMAGE REVIENT À 5,2%, UN PLUS BAS DE SEPT ANS 
    16 décembre - Les salaires ont enregistré leur rythme de 
croissance le plus faible depuis le début de l'année sur les 
trois mois à fin octobre malgré un taux de chômage revenu à 
nouveau plus bas de sept ans, montrent des données officielles 
publiées mercredi. 
    Ce tableau contrasté du marché du travail explique pour la 
Banque d'Angleterre n'est guère pressée de relever ses taux 
d'intérêt dans un contexte d'une inflation à peine au-dessus de 
zéro. 
    L'ONS a précisé que le taux de chômage s'était établi à 5,2% 
sur la période, contre 5,3% sur les trois mois à fin septembre. 
Les économistes avaient anticipé un taux inchangé. 
    L'ONS a également noté que les salaires de base des 
travailleurs, hors bonus, n'avaient augmenté que de 2,0% sur les 
trois mois à fin octobre, soit leur taux de hausse le moins 
prononcé depuis les trois mois à fin février. Le consensus était 
d'une progression de 2,3%. 
    Bonus inclus, les salaires ont augmenté de 2,4% sur la 
période contre +3,0% sur les trois mois à fin septembre. 
    Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a dit 
qu'il aimerait voir la hausse des salaires dépasser les 3% par 
an avant de se déclarer en faveur d'une hausse des taux. 
    Sur le seul mois d'octobre, les salaires de base ont 
augmenté de 1,7%, à leur rythme le moins marqué depuis janvier 
    Tableau  ID:nU8N11S03H  
         
    * L'INFLATION REDEVIENT POSITIVE EN NOVEMBRE (+0,1%) 
    15 décembre - L'inflation est redevenue positive en novembre 
pour la première fois en quatre mois, tout en restant proche de 
zéro, selon les données officielles publiées mardi. 
    Le taux d'inflation mesuré par les prix à la consommation 
est remonté à 0,1% contre -0,1% en octobre, en ligne avec les 
estimations des économistes, malgré une baisse inattendue des 
prix dans l'habillement. 
    L'inflation, comprimée par la faiblesse des prix du pétrole, 
évolue depuis février dans une bande étroite de -0,1/+0,1%, loin 
de l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre. Cette dernière 
s'attend à ce que le taux d'inflation reste sous 1% pendant le 
premier semestre 2016. 
    Hors énergie, alimentation, tabac et alcools, l'inflation 
est ressortie à 1,2% contre 1,1% en octobre, là aussi à son 
niveau le plus élevé depuis juillet. 
    Les prix à la production ont de leur côté reculé de 1,5% 
après une baisse de 1,4% en octobre. 
    L'ONS a aussi publié des chiffres pour les prix immobiliers 
en octobre, en hausse de 7,0% sur un an dans l'ensemble du pays 
et de 7,7% dans l'agglomération londonienne. Il s'agit de la 
plus forte augmentation depuis mars. 
    Tableau des prix à la consommation  ID:nU8N11E02L  
    Tableau des prix producteurs  ID:nU8N11E02N  
     
    * LES IMPORTATIONS REBONDISSENT DE 8,2% EN OCTOBRE 
    10 décembre - Le déficit commercial marchand s'est creusé 
davantage que prévu en octobre, selon des données publiées jeudi 
illustrant, au vu du bond des importations et du recul des 
exportations, la dépendance de l'économie à la consommation des 
ménages. 
    L'ONS a précisé que ce déficit s'était établi à 11,827 
milliards de livres contre 8,802 milliards en septembre. Les 
économistes interrogés par Reuters avaient anticipé un déficit 
de 9,7 milliards. 
    Les exportations ont reculé de 2,7% après une hausse de 1,7% 
en septembre tandis que les importations ont augmenté de 8,2%, 
soit leur rythme de progression le plus marqué en près d'un an, 
après leur repli de 3,5% le mois précédent. 
    Ces importations ont surtout été dopées par la demande pour 
des carburants et des produits industriels finis, dont des 
voitures. 
    Le commerce extérieur a pesé sur le produit intérieur brut 
(PIB) britannique du troisième trimestre, ressorti en hausse de 
0,5%. 
    En plus de l'atonie en provenance de la zone euro, les 
exportateurs britannique pâtissent du ralentissement économique 
mondial et de la vigueur de la livre. 
    Tableau  ID:nL9N0JK00F  
     
    * RECUL INATTENDU DE LA PRODUCTION MANUFACTURIÈRE EN OCTOBRE 
    8 décembre-La production manufacturière a accusé en octobre 
une baisse de 0,4% par rapport à septembre, après une 
progression révisée en hausse à +0,9% (+0,8% en première 
estimation) le mois précédent, a annoncé mardi l'ONS. 
    Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en 
moyenne une stabilité. 
    Sur un an, la production manufacturière a diminué de 0,1% 
alors qu'elle était attendue en hausse de 0,1%. 
    La production industrielle, qui intègre également l'énergie, 
a de son côté augmenté de 0,1% sur un mois, comme attendu par 
les économistes. Sur un an, sa progression atteint 1,7%, 
dépassant le consensus qui était à +1,2%. 
    Ces chiffres laissent penser que la croissance britannique 
restera tirée par les services et la consommation des ménages au 
quatrième trimestre, sans reprise notable du secteur industriel. 
    La production industrielle britannique reste inférieure de 
près de 9% à ses niveaux d'avant la crise financière mondiale. 
La production manufacturière, elle, a encore un retard de 6,1% à 
combler par rapport à ses pics du début 2008. 
    Tableau  ID:nU8N11S019  
 
 (Service économique) 
  
 
 
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  • pierry5 il y a 12 mois

    Que les finances publiques se soient dégradées de 10% en un an est d'une évidence même, la consommation intérieure prônée par de nombreux politiciens et économistes n'a jamais été un indice de croissance. Plus on consomme sans faire rentrer de l'argent '" export, services .." plus on s'endette et cette soi-disant croissance se paie toujours un jour ou l'autre.

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