GB/Indicateurs-Hausse des prix immobiliers en juin avant le référendum

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    LONDRES, 29 juin (Reuters) - Les principaux indicateurs 
macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois: 
     
    * LA HAUSSE DES PRIX IMMOBILIERS S'EST ACCÉLÉRÉE EN JUIN 
    29 juin - La hausse des prix immobiliers sur le marché 
britannique s'est accélérée en juin en rythme annuel avant le 
référendum du 23 sur l'Union européenne, dont les conséquences 
sur le marché sont pour l'instant difficiles à mesurer, a 
annoncé mercredi le spécialiste du crédit Nationwide. 
    Les prix ont augmenté de 0,2% sur le mois, comme en avril et 
en mai, et leur progression sur un an a atteint 5,1% après 4,7% 
en mai, alors que les économistes interrogés par Reuters 
prévoyaient en moyenne un chiffre de 4,9%. 
    Pour Robert Gardner, économiste de Nationwide, il est trop 
tôt pour évaluer l'impact sur le marché immobilier du vote 
favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Mais il ajoute que 
la pénurie de logements en vente et le niveau élevé de l'emploi 
devraient rester des facteurs favorables à la hausse des prix. 
     
    * LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE RÉDUIT DE 3,8% SUR UN AN 
    21 juin - Le gouvernement a emprunté un peu plus que prévu 
le mois dernier mais le déficit budgétaire a reculé à son plus 
bas niveau pour un mois de mai depuis 2007, montrent les données 
publiées mercredi par l'ONS, l'institut national de la 
statistique. 
    Le déficit, hors secteur bancaire, est ressorti à 9,745 
milliards de livres (12,7 milliards d'euros), en baisse de 3,8% 
sur un an, alors que les économistes interrogés par Reuters 
l'attendaient en moyenne à 9,352 milliards. 
    Les rentrées fiscales ont toutes progressé par rapport à 
2015, en dépit des craintes d'un ralentissement de l'activité à 
l'approche du référendum du 23 juin sur l'appartenance à l'Union 
européenne, mais les dépenses du gouvernement ont elles aussi 
augmenté. 
    Le ministère des Finances a estimé en mai qu'un choc 
économique consécutif à un "Brexit" pourrait se traduire par une 
aggravation de 24 milliards de livres du déficit sur l'exercice 
fiscal prochain, et même de 39 milliards dans le scénario le 
plus pessimiste. 
    L'ONS a révisé à la baisse son estimation de déficit pour 
l'exercice 2015/2016 à 74,9 milliards de livres, au lieu des 
76,0 milliards qu'il attendait le mois dernier.  
 
        * LES VENTES AU DÉTAIL ONT AUGMENTÉ BIEN PLUS QUE PRÉVU 
    16 juin - Les ventes au détail ont augmenté bien plus que 
prévu en mai, alors que celles d'avril avaient déjà été 
soutenues, grâce surtout à un bond des ventes dans 
l'habillement, a annoncé jeudi l'ONS, l'institut national de la 
statistique. 
    Sur un mois, ces ventes ont augmenté de 0,9% et, sur un an, 
leur progression est de 6,0%, soit la plus prononcée depuis 
septembre 2015. Les économistes interrogés par Reuters avaient 
anticipé respectivement +0,2% et +3,9%. 
    L'ONS a également annoncé une révision à la hausse des 
chiffres d'avril, avec des ventes désormais en hausse de 1,9% 
sur un mois et de 5,2% sur un an, contre respectivement +1,3% et 
+4,3% précédemment. 
    Au mois de mai, les ventes de vêtements ont augmenté de 4,3% 
sur un mois, soit leur hausse la plus marquée en plus de deux 
ans, en raison surtout d'une météo plus clémente. Les 
températures inhabituellement fraîches d'avril avaient au 
contraire pesé sur ce poste il y a deux mois. 
    En mesurant les ventes au détail sur une période glissante 
de trois mois, ce qui permet de lisser une partie de la 
volatilité des données, la hausse est de 1,5% à fin mai par 
rapport aux trois mois à fin février, ce qui représente la 
progression le plus marquée depuis les trois mois à fin novembre 
2015. 
    La consommation des ménages a été le moteur de la croissance 
économique du pays au cours des trois années écoulées, mais la 
confiance de ces derniers est tombée à un plus bas depuis la fin 
de 2014 en raison de l'imminence du référendum du 23 juin sur 
l'avenir de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne. 
    Tableau  ID:nL9N0FN02Q      
     
    * LE TAUX DE CHÔMAGE AU PLUS BAS DEPUIS PLUS DE 10 ANS 
    15 juin - Le taux de chômage est tombé à son niveau le plus 
bas depuis plus de 10 ans, attestant, avec l'accélération des 
hausses salariales, de la solidité du marché de l'emploi en 
dépit d'un ralentissement général avant le référendum du 23 juin 
sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne 
(UE). 
    Le nombre de chômeurs a baissé de 20.000 sur trois mois à 
fin avril, à 1,671 million, donnant un taux de chômage de 5,0%, 
a annoncé l'ONS mercredi. 
    Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un taux 
de chômage de 5,1%. 
    La population active employée a augmenté de 55.000, à un 
taux d'emploi qui reste au record de 74,2%. 
    Par ailleurs, les salaires hors primes ont augmenté de 2,3% 
sur cette période de trois mois, en glissement annuel, alors que 
les économistes attendaient +2,1% après +2,2% sur trois mois à 
fin mars.  
    Tableau  ID:nU8N11S03H      
     
    * INFLATION STABLE À +0,3% SUR UN AN EN MAI 
    14 juin - Les prix à la consommation ont augmenté en mai au 
même rythme que le mois d'avril alors que les économistes 
avaient tablé en moyenne sur une réaccélération de l'inflation, 
montrent mardi des données publiées par l'ONS. 
    La hausse des prix à la consommation a ainsi été de 0,3% sur 
un an le mois dernier, comme en avril, alors que les économistes 
avaient anticipé une inflation de 0,4%. 
    Ces données attestent de l'absence de pressions 
inflationnistes dans le pays, la hausse des prix à la 
consommation sur un an ayant été de 0,3% depuis le début de 
l'année, à l'exception du mois de mars (+0,5%). 
    Le recul des prix dans l'habillement, où les enseignes se 
livrent une concurrence sans merci, a compensé la hausse du 
poste transport dans un contexte de remontée des cours du 
pétrole. 
    L'inflation dite de base, qui exclut les prix de l'énergie, 
des aliments, de l'alcool et du tabac, est également restée 
inchangée, à 1,2%, contre un consensus des économistes de 1,3%. 
    Cela fait plus de deux ans que l'inflation est sous 
l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre. Cette dernière pense 
que cela restera le cas jusqu'en 2018, en raison de la déprime 
des cours du brut, des effets de la vigueur passée de la livre 
et d'une croissance des salaires atone. 
    La Banque d'Angleterre, qui se réunit jeudi pour sa réunion 
de politique monétaire, a également dit qu'elle n'accorderait 
pas trop d'importance aux derniers indicateurs en date étant 
donné les incertitudes provoquées par l'organisation, le 23 
juin, du référendum en Grande-Bretagne sur l'avenir du pays au 
sein de l'Union européenne. 
    De leur côté, les prix à la production en mai ont accusé un 
recul plus prononcé que prévu, baissant sur un an de 0,7%, comme 
en avril, alors que le consensus était de -0,5%. 
    L'ONS a également lancé une nouvelle mesure officielle et 
unique du prix des maisons. Cette dernière indique une hausse de 
8,2% sur un an des prix immobiliers dans le pays en avril, 
contre une progression de 8,5% en mars. Dans la seule ville de 
Londres, cette augmentation a été de 14,5% sur un an. 
    Tableau des prix à la consommation  ID:nU8N13000C  
    Tableau des prix à la production  ID:nU8N13000E  
     
    * LE DÉFICIT COMMERCIAL SE RÉDUIT EN AVRIL 
    9 juin - Le déficit commercial s'est réduit plus que prévu 
en avril grâce à un record mensuel des exportations de biens qui 
suggère un redémarrage du commerce extérieur. 
    Le déficit commercial s'établit en avril à 3,294 milliards 
de livres (4,21 milliards d'euros) contre 3,552 milliards de 
livres en mars, montrent les chiffres publiés jeudi par l'ONS. 
Il revient ainsi à son plus bas niveau depuis septembre dernier. 
    Les volumes de biens exportés ont bondi en avril de 11,2%, 
leur plus forte progression depuis l'introduction de la mesure 
de cette statistique en 1998, ce qui porte la valeur totale des 
biens exportés à 26,123 milliards de livres, non loin du record 
absolu établi en juin 2013. 
    Tableau   
      
    * LA PRODUCTION INDUSTRIELLE EN HAUSSE DE 2,0% EN AVRIL 
    8 juin - La production industrielle a connu en avril sa plus 
forte hausse en près de quatre ans, à la faveur d'un bond 
enregistré dans les secteurs pharmaceutique, automobile et 
gazier, une donnée à contre-courant d'autres statistiques 
suggérant plutôt un ralentissement de l'activité du pays avant 
le référendum du 23 juin sur l'appartenance à l'UE. 
    Cette production a augmenté de 2,0% en avril, après +0,3% en 
mars, sa progression sur un mois la plus marquée depuis juillet 
2012, a précisé l'ONS.  
    Sur un an, la hausse est de 1,6% alors que les économistes 
interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne une 
production inchangée sur un mois et en baisse de 0,4% sur un an. 
    Les responsables de la Banque d'Angleterre devraient 
cependant prendre avec des pincettes ces données meilleures que 
prévu puisqu'ils ont mis en garde contre la volatilité des 
statistiques jusqu'au référendum du 23 juin. 
    La production manufacturière a augmenté de 2,3% sur un mois, 
soit également à son rythme le plus soutenu depuis juillet 2012, 
et de 0,8% sur un an. 
    Le secteur manufacturier représente quelque 10% du produit 
intérieur brut (PIB) britannique. Sa production est encore 
inférieure de quelque 6,4% à son pic d'avant la crise financière 
de 2007-2009. 
    Sur les trois mois à fin avril, une mesure permettant de 
mieux cerner les tendances sous-jacentes, la production 
industrielle a augmenté de 0,7%, sa première hausse de l'année 
sur une telle période. 
    Tableau   
 
 (Service économique) 
  
 
 
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