GB/Indicateurs-Baisse plus forte que prévu des ventes au détail

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    LONDRES, 20 janvier Reuters) - Les principaux indicateurs 
macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois: 
     
    * LES VENTES AU DÉTAIL CONTRIBUENT AU PIB AU T4 
    20 janvier - Une faiblesse inattendue des ventes au détail 
sur le seul mois de décembre limite la croissance de ces 
dernières sur l'ensemble du quatrième trimestre, période 
néanmoins marquée par une bonne tenue de la consommation des 
ménages. 
    Cette dernière est le moteur de l'économie britannique 
depuis la décision du pays, lors du référendum du 23 juin, de 
quitter l'Union européenne alors que d'autres piliers de 
l'activité, comme le commerce extérieur et l'investissement, 
laissent à désirer. 
    Selon des données officielles publiées vendredi par l'ONS, 
l'institut national de la statistique, les ventes au détail ont 
plongé de 1,9% d'un mois sur l'autre en décembre, soit leur plus 
forte baisse mensuelle depuis avril 2012, après un recul de 0,1% 
en novembre. Les économistes avaient tablé sur un recul de 0,1%. 
    Sur un an, la hausse de ces ventes est de 4,3%, après +5,7% 
en novembre et un consensus de 7,2%. 
    A la faveur de leur vive hausse d'octobre, les ventes au 
détail affichent une croissance de 1,2% sur l'ensemble du 
quatrième trimestre, ce qui devrait se traduire par une 
contribution de 0,1 point de pourcentage au produit intérieur 
brut (PIB). 
    "Les détaillants ont connu une bon fin d'année 2016", a 
déclaré Kate Davies, statisticienne chez l'ONS. 
    Les données d'un mois sur l'autre, qui peuvent être 
volatiles, contrastent avec les chiffres de nombre de grands 
acteurs de la distribution, qui ont plutôt fait état de solides 
performances commerciales pendant la période des fêtes. 
    Le recul mensuel du mois dernier a notamment été le fait de 
la chute de 7,3% des ventes d'articles pour la maison. 
     
    Tableau   
     
    * BAISSE INATTENDUE DU NOMBRE DE CHÔMEURS EN DÉCEMBRE 
    18 janvier - Le nombre de personnes inscrites au chômage a 
diminué contre toute attente en décembre, tandis que le taux de 
chômage n'a pas varié, a annoncé mercredi l'ONS. 
    Le nombre de chômeurs a baissé de 10.100 en décembre, après 
avoir augmenté de 1.300 en novembre, alors que les économistes 
interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 5.000. 
    Le taux de chômage est resté à un plus bas de 11 ans de 
4,8%, ce qui est conforme au consensus. 
    Le taux d'emploi est resté au niveau record de 74,5% en 
décembre alors même que le nombre de personnes employées 
diminuait de 9.000 à un peu plus de 31,8 millions, un deuxième 
recul mensuel consécutif, ce qui ne s'était plus vu depuis la 
mi-2015. 
    La croissance des salaires s'est accélérée, même si le 
Brexit rend les employeurs plus nerveux, avec une hausse 
annuelle de 2,8% sur la période septembre-novembre, la plus 
marquée depuis septembre 2015, alors que les économistes 
anticipaient une progression de 2,6%.     
    Tableau   
     
    * PRIX À LA CONSOMMATION EN HAUSSE DE 1,6% SUR UN AN 
    17 janvier - L'inflation a atteint son plus haut niveau 
depuis mi-2014 en décembre, portée par une hausse du tarif des 
transports aériens et l'impact négatif du "Brexit" sur la livre. 
    Selon des données publiées mardi par l'ONS, les prix à la 
consommation ont augmenté de 1,6% le mois dernier sur un an, 
soit leur progression la plus marquée depuis juillet 2014. 
    Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une 
hausse de 1,4%. En novembre, l'inflation avait été de 1,2% sur 
un an. 
    La Banque d'Angleterre a dit il y a deux mois anticiper un 
bond de l'inflation supérieure à 2,7% d'ici la fin de cette 
année, la chute de la livre sterling suite au vote des 
Britanniques de quitter l'Union européenne augmentant le coût 
des importations. 
    Depuis, la livre a encore reculé, étant passée sous la barre 
des 1,20 dollar lundi, un plus bas de plus de 30 ans, et les 
cours du pétrole ont rebondi. De nombreux économistes du secteur 
privé prévoient une inflation à 3%, peut-être dès cet été.  
    Depuis le début de l'année, la livre est en recul de près de 
20% par rapport au dollar et de près de 13% vis-à-vis de l'euro. 
    Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a dit 
qu'il y avait une limite à ce que la banque pouvait accepter en 
matière de dépassement de l'objectif de 2% même si les marchés 
anticipent une faible probabilité de hausse de taux avant 2019.  
   
    Les prix à la production ont de leur côté augmenté de 2,7% 
sur un an au mois de décembre, soit leur progression la plus 
prononcée depuis mars 2012. 
    Tableau des prix à la consommation   
    Tableau des prix producteurs   
 
    * REBOND DE 2,1% DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE EN NOVEMBRE 
    11 janvier - La production industrielle a rebondi en 
novembre, soutenue par une reprise de la production de pétrole 
et de gaz, nouveau signe que l'économie est restée dynamique 
malgré le choc du vote des Britanniques en juin pour une sortie 
de l'Union européenne. 
    La production industrielle augmenté de 2,1% en novembre sur 
un mois, après une baisse de 1,1% en octobre, montrent les 
données publiées mercredi par l'ONS. Les économistes interrogés 
par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,8%. 
    La production manufacturière a augmenté de 1,3% après une 
contraction de 1,0% en octobre. Le marché attendait une 
croissance de 0,5% selon une enquête Reuters. 
    La bonne résistance de l'économie britannique au Brexit est 
due presque entièrement au secteur des services puisque, sur les 
derniers mois, la production n'a guère bougé, souligne l'ONS. 
    La forte augmentation de la production industrielle en 
novembre reflète la réouverture du gisement Buzzard en mer du 
Nord, qui représente environ 10% de la production de pétrole du 
pays, et une croissance d'un secteur pharmaceutique très 
volatil. 
    Par rapport à la même période de 2015, la production 
industrielle est en hausse de 2,0%, là aussi nettement meilleure 
que prévu, et la production manufacturière a augmenté de 1,2%.   
    Sur la période septembre-novembre, la production 
industrielle est en baisse de 0,6% par rapport à la précédente 
période de trois mois, alors que la contraction avait été de 
0,6% pour le trimestre allant d'août à octobre. 
    Tableau   
     
    * RECUL INATTENDU DU SECTEUR DE LA CONSTRUCTION 
    11 janvier - Le secteur de la construction a subi un recul 
surprise de son activité en novembre, enchaînant ainsi un 
deuxième mois de suite de baisse, selon des données de l'ONS. 
    La construction, qui représente 6% du PIB, a ainsi baissé de 
0,2% en novembre après un recul de 0,6% en octobre et une 
progression de 0,9% en septembre. Les économistes interrogés par 
Reuters avaient anticipé une hausse de 0,3%. 
    Sur un an, la construction est en hausse de 1,5%, contre une 
prévision médiane d'une augmentation de 2,0% dans l'enquête 
Reuters. 
 
    * DÉFICIT COMMERCIAL PLUS IMPORTANT QUE PRÉVU 
    11 janvier - Le déficit commercial du Royaume-Uni s'est 
creusé plus que prévu en novembre, le niveau record des 
exportations ayant été largement dépassé par celui des 
importations, également à un pic historique, la chute de la 
livre depuis le "Brexit" n'ayant pas encore amélioré la balance 
commerciale du pays. 
    Selon les chiffres de l'ONS, ce déficit est ressorti 12,16 
milliards de livres sterling (13,98 milliards d'euros) contre 
9,86 milliards de livres (chiffre révisé) en octobre, alors que 
les économistes interrogés par Reuters anticipaient un solde 
négatif de 11,20 milliards. 
    Le déficit commercial avec la seule Union européenne a 
atteint un record de 8,59 milliards de livres en novembre contre 
7,70 milliards le mois précédent, précise l'ONS. 
    Le montant des exportations de biens a atteint 27,01 
milliards de livres en novembre, contre 26,27 milliards en 
octobre tandis que celui des importations s'est établi à 39,17 
milliards contre 36,16 milliards le mois précédent. 
    Tableau   
     
    Les indicateurs britanniques en temps réel  ECONGB  
 
 (Service économique) 
  
 
 
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