GB-Examen d'une pétition pour un 2e référendum "Brexit"

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    LONDRES, 5 septembre (Reuters) - Les parlementaires 
britanniques examinaient lundi une pétition signée par plus de 
4,1 millions de personnes réclamant l'organisation d'un deuxième 
référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union 
européenne. 
    "Les 'Brexiters' voulaient sortir de l'Europe mais ils 
n'avaient aucun projet pour le jour d'après ni pour aucun autre 
jour", a déclaré Ian Blackford, élu du Scottish National Party 
qui a soutenu l'organisation d'un débat au Parlement. 
    Le comité responsable des pétitions au Parlement a expliqué 
en juillet avoir décidé de mettre le sujet en débat en raison du 
grand nombre de signatures enregistré, tout en soulignant qu'il 
ne soutenait pas l'appel à un nouveau référendum. 
    La pétition, diffusée sur internet avant le référendum du 23 
juin par un partisan du "Brexit" qui craignait de voir le camp 
adverse du "Remain" l'emporter, invitait le gouvernement "à 
adopter une règle selon laquelle un nouveau référendum doit être 
organisé si le vote en faveur du maintien ou de la sortie 
n'atteint pas 60% et que la participation est inférieure à 75%". 
    Le 23 juin, 51,9% des électeurs, soit 17,4 millions  de 
personnes ont voté en faveur du "Brexit", contre 48,1%, ou 16,1 
millions qui ont voté en faveur du maintien du Royaume-Uni dans 
l'Union. 
    "Brexit doit vouloir dire Brexit et tous les démocrates 
pur-jus, quel que soit le camp auquel ils appartenaient avant 
que le résultat soit connu, doivent accepter le verdict des 
urnes et s'unir pour le respecter du mieux que nous le 
puissions", a déclaré lundi John Penrose, un parlementaire 
conservateur opposé au texte. 
    La Première ministre, Theresa May, qui ne soutenait pas le 
camp du "Brexit", a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'était 
pas question d'aller à l'encontre du résultat du référendum du 
23 juin et que son résultat serait respecté. 
    Depuis, au moins sept procédures ont été lancées afin de 
contraindre le gouvernement à laisser le Parlement décider s'il 
faut au non activer les clauses de l'article 50 du Traité de 
Lisbonne qui encadre la procédure de sortie d'un Etat de l'Union 
européenne. 
 
 (Guy Faulconbridge,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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