GB/Elections-Bon score pour le SNP écossais mais pas le pouvoir

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par Angus MacSwan EDIMBOURG, 8 mai (Reuters) - Le Parti national écossais (SNP) a effectué une percée remarquée aux élections législatives de jeudi au Royaume-Uni, raflant la quasi-totalité des sièges réservés à l'Ecosse, selon un sondage sortie des urnes publié après la fermeture des bureaux de vote. Selon ce sondage réalisé pour les chaînes de télévision, le SNP obtiendrait 58 des 59 sièges réservés à l'Ecosse. Mais le SNP ne jouera pas le rôle d'arbitre ou de faiseur de rois qu'il se serait vu jouer à la Chambre des communes. Compte tenu de la nette avance du Parti conservateur du Premier ministre David Cameron, qui aurait obtenu 316 sièges, la perspective d'une alliance SNP-Labour pour contraindre David Cameron à quitter le pouvoir n'est plus d'actualité. Le Labour (travaillistes) d'Ed Miliband serait loin derrière les conservateurs avec 239 sièges. Mais ces résultats éclairent d'une lumière crue la division politique entre l'Angleterre et l'Ecosse et sont de nature à encourager les Écossais à demander l'organisation d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse après voir perdu de peu celui organisé il y a huit mois. Même si elle n'était pas candidate à un siège aux Communes, la chef de file du SNP, Nicola Sturgeon, s'est révélée comme la star des ces élections pendant la campagne électorale. Jeudi soir, elle a toutefois joué la prudence. "Je prendrais le sondage sortie des urnes avec une ÉNORME précaution, a-t-elle tweeté. "J'espère une bonne nuit, mais 58 sièges, cela me semble improbable!" Durant la campagne, le SNP, qui est positionné au centre gauche, avait offert de travailler avec le Labour pour faire tomber les Conservateurs et avec eux les mesures d'austérité. Le chef du Labour Ed Miliband avait exclu une coalition, soulignant qu'il était susceptible de remporter la majorité absolue. DÉÇUS PAR LE LABOUR Depuis le référendum, de nombreux Écossais ont semblé déçus par le Labour, traditionnellement bien implanté en Ecosse. Ils estiment qu'il s'est par trop éloigné de la gauche pour se rapprocher d'un mode de pensée conservateur. Certains en Ecosse surnomment le Labour les "Red Tories" (les Tories rouges). Le Labour risque certaines défaites embarrassantes en Ecosse. Douglas Alexander, une figure du parti, pourrait perdre son siège au profit d'un étudiante de 20 ans, Mhairi Black. Sont également en danger les sièges du Labour dans la circonscriptions de Renfrewshire East et celle de Kirkcaldy et Cowdenbeath, autrefois fief de l'ancien Premier ministre travailliste Gordon Brown. Nicola Sturgeon, décrite par ses ennemis politiques comme "la femme la plus dangereuse de Grande-Bretagne", mais figure politique la plus populaire du pays selon les sondages, a souligné que l'élection de jeudi n'était pas celle de l'indépendance pour le SNP. "Même si (...) le SNP remporte chaque siège en Ecosse, ce n'est pas un mandat pour l'indépendance ou un second référendum. Le sujet de ce scrutin n'est pas l'indépendance", a-t-elle déclaré mercredi. Mais ses opposants estiment que le but du SNP est d'avoir un deuxième référendum. David Cameron a décrit la perspective d'un Labour allié au SNP pour diriger le Royaume-Uni de recette pour le chaos et l'éclatement potentiel du Royaume-Uni. Tous les électeurs du SNP ne sont pas pour l'indépendance. Les sondages sur la question montent que le sentiment sur la question n'a pas beaucoup changé depuis le référendum. Un facteur à considérer est la promesse de David Cameron d'organiser en 2017 un référendum sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne. Nicolas Sturgeon a dit que cela irait contre le souhait de l'Ecosse. (Danielle Rouquié pour le service français)

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