GB-Diane James succède à Nigel Farage à la tête de l'Ukip

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 (Actualisé avec citations, précisions) 
    par William James 
    BOURNEMOUTH, Angleterre, 16 septembre (Reuters) - Le Parti 
pour l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip) s'est choisi vendredi 
un nouveau chef, Diane James, pour remplacer son président et 
fondateur Nigel Farage qui a démissionné après la victoire des 
partisans du "Brexit" au référendum du 23 juin. 
    Diane James, qui est l'actuelle vice-présidente de la 
formation europhobe, a dit qu'elle veillerait à ce que le 
gouvernement conservateur de Theresa May ne négocie pas une 
sortie au rabais du Royaume-Uni de l'Union européenne. 
    "Les menaces à l'issue du référendum augmentent de jour en 
jour", a déclaré la nouvelle présidente de l'Ukip devant un 
millier de délégués lors du congrès annuel de l'Ukip qui se 
tenait à Bournemouth, sur la côte sud de l'Angleterre. Âgée de 
56 ans, Diane James est une ancienne analyste spécialisée dans 
les affaires économiques. Elle est aussi députée européenne. 
    "C'est ce en quoi je veux que vous croyiez et ce sur quoi je 
veux que vous travailliez avec moi ; oui à une vraie sortie de 
l'Union européenne, à 100%", a déclaré Diane James qui a été 
élue avec 47% des suffrages des 40.000 membres mouvement qui ont 
participé au scrutin.  
    Elle hérite d'une formation qui est arrivée en tête des 
élections britanniques au Parlement européen en 2014 et qui a 
remporté quatre millions de voix lors des élections législatives 
de 2015, mais qui est aujourd'hui en proie à des rivalités. 
L'Ukip, dont l'objectif principal était de faire voter la sortie 
du Royaume-Uni de l'Union européenne, doit donc aussi redéfinir 
sa mission. 
     
    PROFESSIONALISER LE PARTI 
    A la veille du congrès, un allié de Nigel Farage a quitté 
l'Ukip pour aller rejoindre le Parti conservateur en faisant 
valoir que la Première ministre Theresa May avait réalisé des 
éléments clés du programme de l'Ukip depuis sa prise de 
fonctions en juillet et que de très nombreux soutiens du parti 
faisaient de même.   
    Diane James, qui a fait une longue carrière dans le secteur 
de la santé, s'est engagée à veiller au respect par le 
gouvernement des conditions du Brexit voulues par les membres de 
l'Ukip : libéralisation du commerce et renforcement des 
contrôles en matière d'immigration. 
    "Non à la liberté de mouvement sans restriction ou non 
contrôlée dans ce pays (...). S'ils entrent, ils entrent sur une 
base équitable", a déclaré la présidente de l'Ukip. 
    Elle a dit vouloir professionnaliser le parti, dont les 
membres, à la personnalité parfois controversée, ont souvent 
fait la une des tabloïds britanniques ces dernières années pour 
tout une série d'affaires ou de propos malencontreux. 
    "Il va falloir qu'il y ait du changement", a déclaré Diane 
James. Elle a dit souhaiter que son parti remplace le Labour 
comme principal parti d'opposition au Royaume-Uni. 
    L'Ukip est arrivé troisième en pourcentage des voix lors des 
législatives de 2015, mais compte tenu du scrutin uninominal 
majoritaire à un tour en vigueur qui favorise la formation de 
deux grands partis, l'Ukip n'a obtenu qu'un siège de députés sur 
les 650 de la Chambre des communes.  
 
 (Avec Tina Bellon; Jean-Philippe Lefief et Danielle Rouquié 
pour le service français) 
 
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