GB-Des cadeaux fiscaux dans le budget avant le vote sur l'UE

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    * Les prévisions de croissance revues à la baisse 
    * Osborne et l'OBR mettent en garde contre les risques d'un 
Brexit 
    * L'objectif de réduction de la dette manqué au dernier 
exercice 
    * Osborne vise toujours un excédent budgétaire pour 
2019-2020 maintenue 
 
 (Actualisé avec présentation du projet) 
    par William Schomberg et David Milliken 
    LONDRES, 16 mars (Reuters) - Le ministre britannique des 
Finances, George Osborne, a présenté mercredi un projet de 
budget incluant un allégement de la fiscalité des particuliers 
et des petites entreprises avant le référendum de juin sur le 
maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, et ce malgré la 
dégradation des perspectives de croissance économique.  
    Parmi les nouveautés du budget 2016-2017 figurent entre 
autres des mesures qui se traduiront par un allégement de 
l'impôt sur le revenu pour de nombreux ménages, une diminution 
de l'impôt sur les sociétés pour les PME et une réduction de la 
taxation des plus-values.   
    Les compagnies pétrolières exploitant des gisements en mer 
du Nord bénéficient également de réductions de la taxation, en 
vue de relancer un secteur qui souffre de la chute des cours 
pétroliers.   
    George Osborne, partisan déclaré du maintien du pays dans 
l'UE, a profité de son discours au Parlement pour avertir les 
électeurs qu'un "Brexit", une sortie du pays de l'Union, 
ouvrirait une période de volatilité dangereuse. 
    Il a dit que l'objectif initial de réduction du déficit 
public serait manqué de peu cette année mais il a réaffirmé sa 
volonté de rendre les finances publiques excédentaires d'ici la 
fin de la décennie. 
    Osborne, dont les chances d'accession au poste de Premier 
ministre sont étroitement liées à la reprise britannique, a 
expliqué la révision à la baisse des prévisions de croissance 
sur lesquelles s'appuie le budget par le ralentissement de 
l'économie mondiale et la faible progression de la productivité 
du pays. 
    "Les marchés financiers sont agités. La croissance de la 
productivité dans tout l'Occident est trop basse. Et les 
perspectives de l'économie mondiale sont faibles. Cela constitue 
un cocktail de risques dangereux", a-t-il toutefois expliqué. 
    Le gouvernement mise désormais sur une hausse de 2,0% du 
produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 2,4% prévu en 
novembre, et sur une croissance de 2,2% en 2017, contre 2,5% 
attendu à l'automne, a dit George Osborne au Parlement. 
    Il a ajouté que la croissance devrait être de 2,1% en 2018, 
2019 et 2020, selon les prévisions de l'Office for Budget 
Responsibility (OBR). 
     
    MISE EN GARDE CONTRE UN BREXIT 
    Le ministre des Finances a précisé que les prévisions de 
croissance se fondaient sur l'hypothèse d'un maintien de la 
Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne.  
    Un Brexit  aurait "des implications négatives pour 
l'activité par le biais de la confiance des investisseurs et des 
ménages, et pourrait conduire à une volatilité plus importante 
sur les marchés financiers et autres", a-t-il dit en citant 
l'OBR. 
    La dette publique rapportée au PIB devrait croître cette 
année, contrairement aux objectifs que s'étaient fixés le 
ministère, de réduire ce ratio chaque année, jusqu'à le 
convertir en excédent budgétaire d'ici 2019-2020. 
    Pour y parvenir malgré des prévisions en berne, George 
Osborne a dit qu'il chercherait à faire des économies de 3,5 
milliards de livres sterling d'ici 2019-2020. 
    Parallèlement, le projet dévoilé mercredi inclut une 
réduction des avantages fiscaux concédés aux banques, une mesure 
qui pourrait générer un peu plus de deux milliards de livres 
(2,54 milliards d'euros) de recettes supplémentaires d'ici 2021. 
    Un maintien du gel de la taxe sur les carburants a été 
annoncé mercredi, et au début du mois, un plan de suppression 
des niches fiscales dans le système de retraites a été 
provisoirement abandonné. 
    Au chapitre des hausses de prélèvements, George Osborne a 
annoncé à la surprise générale son intention d'instaurer une 
taxe sur les boissons sucrées au nom de la lutte contre 
l'obésité.   
 
 (avec le bureau de Londres; Marc Angrand et Julie Carriat pour 
le service français) 
 
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