GB-Cameron promet des baisses d'impôts à huit mois des élections

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par Andrew Osborn et William James BIRMINGHAM, Angleterre, 1er octobre (Reuters) - A huit mois des élections législatives, le Premier ministre David Cameron a promis, s'il est réélu, des baisses d'impôts pour près de la moitié de la population britannique. Le financement de cette mesure est estimé à plus de sept milliards de livres sterling (neuf milliards d'euros). Le Parti conservateur, en congrès cette semaine à Birmingham, est devancé par les travaillistes dans les sondages sur les intentions de vote pour le scrutin de mai 2015. Après les départs d'un député et d'un secrétaire d'Etat, la série noire s'est poursuivie pour Cameron qui a perdu mercredi le soutien d'un important donateur, l'homme d'affaires Arron Banks. Ce dernier a décidé de soutenir désormais le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de Nigel Farage, formation hostile au maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne et arrivée en tête des élections européennes au printemps dernier. ID:nL6N0RW2F8 "Alors, Grande-Bretagne, que va-t-il se passer ?", a lancé David Cameron à l'assistance lors du discours destiné à fixer les grandes lignes de sa campagne pour les prochaines élections. "Je le dis: ne retournons pas à la case départ. Terminons ce que nous avons commencé !" Le Premier ministre conservateur a évoqué tour à tour le récent référendum d'autodétermination en Ecosse, qui a vu la défaite des indépendantistes, la menace représentée dans le monde entier par les djihadistes de l'Etat islamique, ainsi que le rôle de la Grande-Bretagne dans la Seconde Guerre mondiale. Il a souligné sa volonté d'être réélu avec une large majorité afin de pouvoir gouverner seul et non plus, comme actuellement, au sein d'une coalition avec le Parti libéral-démocrate. "Croyez-moi: la coalition, ce n'est pas ce que je voulais, c'est ce que j'ai été contraint de faire. Et je sais ce que je veux maintenant: être de retour ici en octobre 2015 pour présenter la politique des conservateurs !" "C'EST MOI OU MILIBAND !" Au coeur de son allocution, sa promesse de supprimer l'impôt pour un million de travailleurs en relevant le seuil du revenu imposable entraînerait des baisses d'impôt pour trente millions de personnes supplémentaires, soit un peu moins de la moitié de la population britannique. "Avec les conservateurs, si vous travaillez dur et faites ce qu'il faut, vous pourrez garder plus d'argent pour vous et le dépenser comme bon vous semble", a poursuivi David Cameron. Il a tenté de minimiser les succès de l'UKIP et les ralliements que ce parti a engrangés, affirmant que le scrutin du printemps prochain se limitait en fait à un seul choix entre les conservateurs et les travaillistes, entre lui-même et le dirigeant du Labour Ed Miliband. "Moi à Downing Street ou Ed Miliband à Downing Street. Voter pour l'UKIP, c'est en fait voter pour le Parti travailliste. Le 7 mai, vous risquez d'aller au lit avec Nigel Farage et de vous réveiller avec Ed Miliband", a-t-il lancé. A propos de la politique d'immigration et des liens avec l'Union européenne, il a tenté d'apaiser ses détracteurs qui souhaiteraient un "virage à droite" en affirmant qu'il se rendrait à Bruxelles "pour obtenir ce que veut la Grande-Bretagne". Pour tenter de répondre aux inquiétudes des plus anti-européens des militants conservateurs, David Cameron a déjà promis, s'il est réélu l'an prochain, l'organisation d'un référendum d'ici la fin 2017 sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE. Ce dossier européen, par le passé, a largement contribué à la chute de deux de ses prédécesseurs au 10, Downing Street, John Major et Margaret Thatcher. (Guy Kerivel pour le service français)

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