GB-Cameron demande le feu vert du Parlement contre l'EI

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(Avec déclaration de Cameron devant le Parlement) LONDRES, 26 septembre (Reuters) - David Cameron a appelé vendredi les parlementaires britanniques à donner leur feu vert à des frappes contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) en les prévenant que celles-ci vont sans doute durer "des années". Le Premier ministre britannique a convoqué une session extraordinaire du Parlement à Westminster pour approuver la participation de Londres aux opérations militaires contre les djihadistes qui ont déclaré un "califat" en Irak et en Syrie et qui constituent, selon lui, une menace directe pour la Grande-Bretagne. Le vote des parlementaires est attendu vers 18h00 (16h00 GMT). "Y a-t-il une menace contre le peuple britannique? La réponse est oui", a déclaré David Cameron. "Ce n'est pas une menace lointaine. Si l'on ne fait rien, nous serons confrontés à un califat terroriste sur les rives de la Méditerranée et à la frontière d'un Etat membre de l'Otan (la Turquie, ndlr), avec l'intention déclarée et avérée de s'en prendre à notre pays et à notre peuple", a-t-il dit. Les parlementaires devraient approuver à une large majorité l'entrée du Royaume-Uni dans la coalition formée par les Etats-Unis même si certains élus du parti conservateur de David Cameron jugent que les frappes ne devraient pas se limiter à l'Irak, comme le prévoit le Premier ministre à l'instar de la France, mais s'étendre également à la Syrie. Certains élus de l'opposition travailliste ne sont de leur côté pas très favorables à une nouvelle intervention militaire au Proche-Orient mais le chef du parti, Ed Miliband, a apporté son soutien à David Cameron. L'opinion publique britannique reste dans son ensemble marquée par la participation du Royaume-Uni aux conflits en Irak et en Afghanistan, mais la décapitation de deux journalistes américains et d'un ressortissant britannique par un djihadiste de l'EI probablement de nationalité britannique a changé la donne. Selon Londres, près de 500 Britanniques se sont rendus en Syrie et dans le nord de l'Irak alimentant les craintes liées à un retour au pays de combattants radicalisés. (Andrew Osborn et William James; Nicolas Delame et Tangi Salaün pour le service français)

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