Gaz de schiste : un rapport parlementaire relance le débat

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Gaz de schiste : un rapport parlementaire relance le débat
Gaz de schiste : un rapport parlementaire relance le débat

Il faut reprendre les recherches sur les gaz de schiste même si, en l'état actuel des choses, la production ne serait pas rentable avant au moins 10 ans compte tenu de «l'environnement économique et des contraintes existantes» en Europe. Telle est en substance, la conclusion  d'un rapport parlementaire exposé mercredi par le député socialiste Frédéric Barbier.

Membre de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, l'élu du Doubs n'a donc pas hésité à relancer le débat. Il présentait ce mercredi les travaux de la mission parlementaire mise sur pied afin de mesurer l'impact économique des hydrocarbures de schiste sans se pencher sur la question de leurs effets sur  l'environnement.

«pas de retombées économiques et fiscales intéressantes»

«Si les Etats-Unis exploitent leur gaz de schiste à 4,5 dollars par Mbtu (l'unité de mesure pour le gaz, NDLR), compte tenu de l'environnement économique et des contraintes, notamment au niveau des normes environnementales, on en serait à 9 dollars en Europe alors que le gaz est actuellement à 10 à 12 dollars sur le marché», a expliqué Frédéric Barbier. Dans ces conditions, «le différentiel n'est pas suffisant pour attendre des retombées économiques et fiscales intéressantes».

La mission parlementaire veut «en savoir plus» sur les gaz de schistes

Alors que les réserves américaines de gaz de schiste correspondent à près d'un siècle de consommation, le rapporteur estime, en outre, qu'«il ne faut pas s'attendre à 100 ans de réserve de gaz en France». Il reste que, outre-Atlantique,  les prix du gaz y ont chuté de 30% sur les cinq dernières années, c'est un écart de compétitivité important qu'il faut réussir à compenser», souligne le député.

Malgré tout, le parlementaire socialiste  n'est pas opposé à ce que la recherche reprenne sur les gaz de schiste, afin, dit Frédéric Barbier,  d'en «savoir plus». Mardi, Bernard ...

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