Gaz de schiste : quels sont les dangers ?

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L’exploitation du gaz de schiste est l’un des sujets les plus controversés dans le milieu de l’écologie. Bien qu’il soit prometteur, ce gaz pourrait provoquer des catastrophes majeures s’il était mal exploité.

Le gaz de schiste : pourquoi cet engouement ?

Revenons d’abord sur le gaz de schiste. C’est un gaz naturel, composé en bonne partie de méthane et présent à des profondeurs comprises entre 2 000 et 3 000 mètres.
C’est un gaz qui intéresse les investisseurs, pour des raisons multiples :
  • Il participerait à l’indépendance énergétique de la France : à l’heure actuelle, 98% du gaz français est importé ;
  • L’écologie pourrait y trouver son compte, car le gaz naturel produit moins de gaz à effet de serre que le charbon ou le pétrole ;
  • En outre, l’importation du gaz émet elle aussi des gaz à effet de serre. Une production locale serait ainsi plus écologique ;

Les problèmes de la fracturation hydraulique

Le problème du gaz de schiste est bien son exploitation. Etant situés à grande profondeur, les puits doivent descendre jusque-là, puis fracturer la roche qui l’entoure pour pouvoir récupérer le gaz. Pour cela, le gouvernement a d’abord compté sur la fracturation hydraulique, c’est-à-dire l’envoi d’eau sous haute pression (600 bars).
Mais avec l’eau, il faut envoyer des produits, prévus par exemple pour éviter la corrosion des tuyaux. Parmi ces produits, beaucoup sont controversés : s’ils étaient rejetés dans une nappe phréatique, située au-dessus des gisements, des personnes pourraient être contaminées. Parmi ces produits, il y a ceux que l’on appelle des « perturbateurs endocriniens », ou PE. Ce sont des produits qui peuvent créer des problèmes d’ordre hormonal.
Devant le tollé que ces produits ont suscité, le gouvernement a affirmé qu’il n’y aurait aucune exploitation tant qu’une alternative « propre » n’aurait pas été trouvée.

La recherche d’alternatives

Ainsi, depuis 2014, la recherche avance pour trouver une solution. A noter que sur le fond, l’opinion publique n’est pas hostile au gaz de schiste : près de 70% des Français approuvent la recherche d’une alternative.
Mais pour l’heure, aucune solution n’a véritablement fait l’unanimité. Pendant un temps, le fluoropropane a été envisagé : ayant la propriété de se mélanger au gaz de schiste, il pourrait être récupéré en même temps que lui et réutilisé. En outre, il n’est pas dangereux pour l’homme. Mais dans le cas d’une fuite, il constituerait un puissant gaz à effet de serre.
D’ailleurs, début 2016, une importante fuite issue d’un puits à gaz de schiste a beaucoup fait parler d’elle. Le méthane qui s’en est échappé a illustré les problèmes environnementaux que pose cette exploitation.

Trucs et Astuces

Surveillez l’actualité. Lorsque l’on aura trouvé une alternative propre à cette exploitation, des entreprises se lanceront sur ce créneau. Le secteur pourrait être incroyablement porteur, et ce sera l’occasion d’y investir.
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  • M9946587 le lundi 18 avr 2016 à 23:34

    Allez donc, encore la campagne qui reprend, le lobby des pétroliers a hélas bcp d'argent pour essayer de manipuler l'information et faire en sorte que les français pensent que ce serait une bonne chose ... pauvre France ...