Gattaz en appelle au courage de Hollande et de Valls

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(Actualisé avec université d'été du Medef) JOUY-EN-JOSAS, Yvelines, 26 août (Reuters) - François Hollande et Manuel Valls doivent avoir le courage de réformer la France "dans les six à neuf mois", avant que la campagne présidentielle bloque tout ou que la prochaine tempête économique frappe, a déclaré mercredi Pierre Gattaz. En ouvrant l'université d'été du Medef, le président de la première organisation patronale française a reconnu que "les choses se font aujourd'hui un petit peu" avec la baisse des prélèvements organisée par le Crédit d'impôt compétitivité emploi et le Pacte de responsabilité, dont Manuel Valls vient de confirmer l'ampleur. "Mais il faut aller beaucoup plus vite", a-t-il ajouté devant les chefs d'entreprise, désignant deux urgences : assouplir la législation du travail en donnant la prééminence à l'accord d'entreprise et baisser les dépenses publiques, seule garantie d'une véritable baisse de la fiscalité. "Nous attendons des décisions fortes, courageuses d'ici la fin de l'année, idéalement avec les partenaires sociaux (...). Si on ne peut pas le faire avec eux, j'attends que le gouvernement prenne ses responsabilités", a-t-il ensuite dit lors d'un point de presse. "Le courage du chef, c'est d'y aller." Pierre Gattaz espère que le futur rapport de Jean-Denis Combrexelle sur la place de la négociation collective permettra d'établir cette prééminence de l'accord d'entreprise sur la loi, ce qui permettra selon lui d'alléger ensuite le Code du travail. "J'espère que Manuel Valls et son gouvernement auront le courage de faire les réformes sur le Code du travail qui est le fléau numéro un des patrons français", avait-il expliqué mercredi sur Europe 1 avant l'ouverture de l'université d'été. Si le ralentissement de l'économie chinoise s'aggrave et provoque une baisse de la croissance mondiale, "si le bateau France n'est pas réparé correctement, on risque de rentrer dans une autre tempête qui risque d'être très grave pour le pays", a-t-il dit lors du point de presse. Interrogé sur les baisses d'impôts promises par François Hollande pour 2016, Pierre Gattaz a répondu sur Europe 1 : "Je n'y croirai, sur la baisse des impôts, que si on travaille la mère des réformes qui est la baisse des dépenses publiques." Saluant la confirmation par le Premier ministre de l'ampleur des réductions de cotisations prévues dans le cadre du Pacte de responsabilité et il a assuré avoir tenu ses engagements. "J'ai fait signer 20 branches et il y en aura 25 qui auront signé, on aura couvert neuf millions sur 12 millions de salariés couverts par le Medef, c'est bien au-delà même de ce qu'on avait imaginé lorsqu'on a signé ça en mars 2014", a-t-il ajouté. Mardi, l'organisation patronale CGPME avait déploré la "simili menace" de Manuel Valls envers les entreprises sur ce point et rappelé le gouvernement à ses résultats et à ses propres engagements. ID:nL5N1102CE (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • M4484897 le mercredi 26 aout 2015 à 18:27

    Le courage de valsoland? Autant demander a voir l'arlesienne ou a deux ânes morts de tirer une charette

  • M9244933 le mercredi 26 aout 2015 à 17:58

    Aucune chance que son souhait soit suivi d'effet, et il le sait. Comme les dépenses publiques sont comptées dans le PIB, toute baisse des dépenses publiques -forcément au détriment de la clientèle électorale de FH- entraîne mathématiquement une baisse du PIB alors que FH n'attend qu'une croissance qui doit tomber du ciel pour le sauver. Et créer 50000 emplois aidés même créés avec du déficit et de l'endettement supplémentaires, créent "de la croissance". Fictive oui, mais on s'en moque.