Gattaz critiqué après son appel à ne pas «stresser» les entreprises

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Gattaz critiqué après son appel à ne pas «stresser» les entreprises
Gattaz critiqué après son appel à ne pas «stresser» les entreprises

«Stresser» : c'est le mot du jour. Le président du Medef Pierre Gattaz a une nouvelle fois rejeté mardi le terme de «contreparties» des entreprises dans le cadre du Pacte de responsabilité, et demandé un moratoire sur des projets de lois qui «stressent» les patrons.

Une sortie qui lui vaut une nouvelle fois les critiques de la majorité, Benoît Hamon appelant notamment le patron des patrons à arrêter de «stresser tout le monde», et le député PS Thierry Mandon lui recommandant d'«arrêter de stresser», tout court.

«Le mot contrepartie est dangereux»

Pierre Gattaz était attendu au tournant lors de sa conférence de presse annuelle après une sortie sur le Pacte de responsabilité jugée très maladroite lors du voyage de François Hollande aux Etats-Unis, lorsqu'il avait rejeté avec force la notion de contreparties imposées aux entreprises en échange des allègements de charges.

Après avoir pourtant légèrement reculé la semaine dernière, en évoquant des «engagements», le patron du Medef n'en a pas moins enfoncé le clou mardi, en qualifiant de «dangereux» le mot «contrepartie» et en suggérant que l'«observatoire des contreparties» soit rebaptisé «comité de suivi du pacte», un terme «beaucoup moins agressif», selon lui.

Estimant faire preuve d'une «cohérence implacable», il a toutefois répété son soutien aux baisses de charges annoncées par François Hollande, et même déclaré que la simplification de l'environnement juridique et fiscal promise lundi par ce dernier était «une chance historique», estimant que «le train France a été remis sur les rails».

Sur l'application concrète du Pacte, le patron des patrons a demandé le maintien du Crédit d'impôt emploi et compétitivité (CICE), un coup de pouce aux entreprises à 20 milliards d'euros, en vigueur depuis un an, ainsi que des «allègements Fillon», dispositif ciblant les bas salaires. Restent 10 milliards d'euros de baisse ...

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  • lorant21 le mercredi 19 fév 2014 à 15:11

    Il faut stresser les entreprises et destresser les fonctionnaires. A trop attendre 16H depuis 14h30, on finit par attraper un ulcère.

  • ppww le mercredi 19 fév 2014 à 13:30

    il ne fait que dire la vérité. Les autres (au gouvernement) font de la politique et de l'idéologie. Mais la réalité va les rattraper (très bientôt d'ailleurs)

  • M9095115 le mercredi 19 fév 2014 à 13:30

    Hollandouille est dans son piège et doit réduire les charges sur les entreprises que ça plaise ou non à la gauche et à la CGT/FO sinon pas de baisse du chomage et délocalisation comme PSA.

  • M9095115 le mercredi 19 fév 2014 à 13:26

    Heureusement que les patrons ramassent un peu de pognon Hamon pour payer toute la clique de bon à rien du gouvernement.Facile de critiquer qu'en on a jamais rien foutu de sa vie à part glander

  • psdi le mercredi 19 fév 2014 à 12:32

    Heureusement qu'on a des sportifs pour ramasser les médailles. Coté patrons, eux c'est le pognon qu'ils préfèrent ramasser.

  • V.BENACE le mercredi 19 fév 2014 à 12:26

    Au moment où l'on cherche à doper les investissements des entreprises, il est dramatique de laisser les députés continuer de mettre des bâtons dans les roues des entreprises avec des "meusurettes" censées protéger l'emploi. Laissez les entreprises tranquilles et NE TOUCHEZ A RIEN PENDANT CINQ ANS.

  • knbskin le mercredi 19 fév 2014 à 11:56

    Ouaip, puck, plus les impôts sur l'entreprise et le capital augmentent, plus les entreprises "cravachent" la productivité pour compenser, et plus on remplace les non qualifiés surpayés par des robots ou des logiciels ! D'où le "noyau dur" du chômage des non qualifiés : plus de boulot pour eux, mais on est bien payé au RSA ! Chic alors ! Il y a de plus en plus de bénéficiaires qui votent PS ! :-D

  • puck le mercredi 19 fév 2014 à 11:47

    Exact psdi le patronnât n'a pas de temps à perdre avec un insignifiant qui va devoir s'occuper des chômeurs dont le nombre continue à croître malgré les promesses et les emplois bidons ou aidés surtout qu'il va manquer 6 milliards de rentrées fiscales et qu'il rêve de diminuer les dépenses de 50 milliards et ne t'inquiètes pour les patrons, ils sauront dégager les dividendes pour les actionnaires.

  • psdi le mercredi 19 fév 2014 à 10:54

    Je pense que François ne devrait pas perdre de temps à discuter avec une personne qui navigue un peu trop. En plus cela permettrait utilement d'utiliser cet argent pour des gens qui en ont plus besoin ou qui sont plus dans le besoin.

  • puck le mercredi 19 fév 2014 à 09:48

    Les patrons recruteront quand ils le voudront et bien après que les marges aient été reconstituées par des baisses de charges et hollandouille peut maintenant leur lécher le c.ul ce ne changera rien, c'est lui qui veut baisser le chômage pas les actionnaires ni les dirigeants.