Gary le fou

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Gary le fou
Gary le fou

Un petit corps râblé, une tronche d'équarrisseur et pas mal de coups de sang. Voilà à quoi ressemble le joueur préféré du public chilien. Moins talentueux que Sánchez, moins clinquant que Vidal, Gary est pourtant sans doute le joueur le plus important de la Roja

Jeudi 11 juin, l'Estadio Nacional s'apprête à vibrer pour le match d'ouverture de la Copa América la plus importante de l'histoire de la Roja. Les joueurs vont entrer sur la pelouse, et la foule est fiévreuse. Pour se réchauffer, elle scande un nom à l'unisson, le blase du gladiateur qu'elle attend. Pas celui de Vidal ou Sánchez, mais bien Gary Medel, petit homme besogneux. Ce galon de chouchou du public, Medel l'a gagné à coups de tacles rageurs et d'amour du maillot. Il faut dire que l'hincha peut facilement s'identifier à un homme qui, dès qu'il en a l'occasion, rejoint la barra brava "Los Cruzados", et va pogoter en tribunes pour assister aux matchs de son club de cœur, celui qui l'a formé, l'Universidad Catolica. Un club qu'il aime tellement qu'il s'en est tatoué l'écusson sur le cœur.

"Vas-y tire connard !"


Mais cette admiration du pays entier, il l'a définitivement acquise à l'occasion d'un match, le huitième de finale de la Coupe du monde 2014, perdu contre le Brésil. Ce jour-là, le pitbull blessé livre une partition héroïque, avant de finir par sortir sur une civière en pleurs. Le lendemain le pays tout entier lui rend hommage, et des plaisantins rebaptisent une des principales avenues de Santiago avenida Gary Medel. Il faut dire que l'homme avait muselé Neymar pendant 107 minutes malgré une déchirure musculaire. Au vrai, Medel est un dur, un homme capable d'asséner les coups bas quand il le faut, comme lorsqu'il piétine l'infortuné Neymar lors d'un match amical en avril dernier. Pour comprendre la violence du milieu défensif reconverti défenseur central pour la patrie, il faut aller faire un tour du côté de La Palmilla de Conchali. Le quartier natal du joueur de l'Inter.

Un barrio de maisons basses et d'impasses coupe-gorge. Un endroit où, si l'on veut exister sur un terrain de foot, il faut mettre des coups, avant d'en recevoir. Cela tombe bien, sur le terrain du Club Sabino Aguad, les Medel sont connus pour leur caractère sanguin et leur impulsivité. Dans un endroit où les matchs se terminent souvent en baston après le coup de sifflet final, le père et le frère de Gary distribuent régulièrement quelques mandales. Logiquement, Gary est fait du même moule. Le jeune Medel, qui joue alors en moyenne trois matchs par jour, a pas mal de talent, mais surtout un caractère explosif. Un caractère qui aurait pu lui…




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