Garrick, le club de gentlemen qui ne veut toujours pas des femmes

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Une des majestueuses pièces du Garrick Club, fondé en 1831 et réservé aux hommes.
Une des majestueuses pièces du Garrick Club, fondé en 1831 et réservé aux hommes.

Les riches tapis qui étouffent les bruits, la salle à manger aux portes matelassées, les portraits d'éminents membres, les fauteuils profonds et fatigués du fumoir et le claret renommé ? c'est ainsi que les Anglo-Saxons appellent un Bordeaux rouge ? offrent des apparences immuables de l'Angleterre traditionnelle face aux flux et reflux de l'histoire. Niché à Covent Garden dans un bel immeuble classique dont aucune plaque n'indique l'occupant, le Garrick est le plus célèbre des fameux clubs de gentlemen chers à l'establishment du royaume. Juges, éditeurs, journalistes diplomates ou comédiens déjeunent et dînent en bonne compagnie dans ce symbole unique de la suprématie masculine. En effet, le Garrick refuse obstinément de s'ouvrir aux femmes.

Lors d'un vote qui s'est déroulé le 6 juillet, 50,5 % des membres ont certes voté en faveur de l'acceptation de membres féminins alors que les statuts remontant à 1860 exigent une majorité des deux tiers. Le camp du « oui » compte dans ses rangs des personnalités de premier plan, dont les comédiens Stephen Fry et Damien Lewis, le ministre de la Justice Michael Gove, ou la star de la télévision Jeremy Paxman. Mais la base, la gent de la ville et des champs, n'a pas voulu d'une révolution qui à ses yeux aurait le même effet qu'un « vent » dans la bibliothèque silencieuse : déplorable.

« Les femmes parlent trop »

« Les hommes se comportent différemment en...

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