Gargaud, l'héritier survitaminé

le , mis à jour à 06:05
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Gargaud, l'héritier survitaminé
Gargaud, l'héritier survitaminé

Le sobriquet aurait pu lui déplaire. Mais Denis Gargaud n'est pas du genre à s'offusquer de la réalité, aussi douloureuse soit-elle. « Pourquoi serais-je agacé d'être qualifié d'héritier de Tony (Estanguet) ? C'est au contraire flatteur. Ce serait mentir de dire que je n'ai pas un peu de lui en moi. » Vivre dans l'ombre de la star du canoë triplement sacrée aux Jeux (2000, 2004, 2012) n'a pourtant pas été un long fleuve tranquille pour Gargaud. « Ça a été très dur à vivre », convient le Marseillais, en référence aux JO de Londres qu'il a ratés au profit de son aîné. « C'était comme si on avait deux Manaudou sur 50 m, mais qu'un reste à la maison. Je l'ai vécu comme un deuil ! J'ai remis en cause les gens qui m'avaient accompagné, le système fédéral... C'est une douleur profonde dont je panse encore les plaies. »

 

A l'époque, il est même à deux doigts de raccrocher mais se ravise et se fixe l'objectif d'aller chercher l'or à Rio. N'est-ce pas un poids trop lourd à porter pour ses premiers Jeux ? « La pression, tout le monde me la met, rigole-t-il. Moi, le premier ! La pression, j'en ai besoin, ça me réveille ! J'aime aller chercher ce genre d'émotions. » Car il n'y a pas que dans l'eau vive que Denis Gargaud se shoote à l'adrénaline. « Je n'y peux rien, j'aime me faire peur ! Je suis accro au poker, à la vitesse, à tout ce qui me met un peu en danger. Mais je m'interdis plein de choses car aller toujours plus loin, c'est l'escalade vers la mort ! »

 

Sa quête d'émotions, il est donc allé la chercher ailleurs. Lui, qui avait interrompu sa scolarité à 16 ans, a repris des études de commerce en 2012 dans la foulée de sa non-sélection à Londres et a lancé Mulebar, une marque de barres énergétiques et de boissons énergisantes. « C'est important de ne pas avoir que le sport, dit-il. Aujourd'hui, je sais que j'aurai toujours la possibilité de retomber sur mes pattes grâce à ce ...

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