Gare aux excès sur le marché obligataire

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Alexandre Baradez © P. Marais
Alexandre Baradez © P. Marais
(lerevenu.com) - Lors de son fameux discours de juillet 2012, au cours duquel Mario Draghi a déclaré que la Banque centrale européenne était prête à tout pour sauver l'euro «et croyez-moi, ce sera suffisant», il ne s'attendait probablement pas à une telle détente du risque sur les taux d'emprunt des pays de la zone euro.

Moins de deux ans après cette intervention dissuasive de référence, non seulement les pays «fragiles» de la zone euro ont vu leurs taux d'emprunt se détendre sensiblement?mais ils empruntent même moins cher qu'avant la crise de la dette en zone euro et la crise des subprimes aux Etats-Unis (!).

Sur dix ans, l'Espagne empruntait à l'été 2012 à plus de 7,50% contre moins de 2,60% ce mois-ci. Même constat pour l'Italie qui a vu son taux à dix ans passer de 7,20% en novembre 2011 à près de 2,80% début juin?et que dire du Portugal dont le taux à dix ans flambait à plus de 15% en 2012 contre 3,50% aujourd'hui. 

Le taux  à dix ans de l'Espagne est aujourd'hui moins élevé que celui du Royaume-Uni et est même passé temporairement sous celui des Etats-Unis en juin.

Une telle décrue signifie que, soit les investisseurs (dont les investisseurs étrangers) ont une confiance absolue dans l'avenir de la zone euro et sont persuadés que la BCE et l'ensemble des pays de la zone agiront en cas de défaillance de l'un des membres?soit il s'agit d'un excès spéculatif à court terme lié au contexte économique

En effet,

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