Gardiens de but, ces dossiers épineux du mercato

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Sirigu à Paris cet été, Čech à Chelsea la saison passée, de grands gardiens se retrouvent régulièrement en difficulté en club. Pour leurs confrères moins illustres, les situations sont encore plus complexes, notamment quand il est question de trouver un nouveau club. Si bien que pour les agents, un gardien de but est souvent un dossier plus difficile à gérer qu'un joueur de champ.

" Il y a trois gardiens par club, une place de titulaire, c'est un marché avec peu d'opportunités. Un milieu peut arriver dans un club qui a quatre milieux, cela renforce la concurrence ou permet une rotation. Au poste de gardien, la hiérarchie est souvent établie en début de saison et bouge très rarement. L'arrivée de Trapp à Paris pour 10 millions d'euros sous-entend qu'il sera numéro un par exemple. " Fabrice Picot gère les intérêts de plusieurs gardiens dont Benoît Costil et Alphonse Areola. Et le cas des gardiens de but est un sujet complexe pour sa profession. Notamment parce que les places sont rares, comme l'explique son associé Franck Belhassen, qui s'occupe personnellement de la carrière d'Alphonse Areola : " Il y a dix joueurs de champ et un seul gardien sur le terrain, cela résume tout. "

Le jeu des chaises musicales


D'où " un jeu de chaises musicales " selon Picot, et des gardiens qui ne bougent pas tant qu'une place ne s'est pas libérée, à l'image d'un Hugo Lloris toujours à Tottenham, puisque David de Gea n'a pas quitté Manchester United. Ou Steve Mandanda, bloqué au Vieux-Port alors que l'international français est annoncé dans le viseur des plus grands clubs européens depuis plus de cinq saisons. " Il n'a pas bougé aussi parce qu'il est déjà dans un très gros club, se sent obligé de préciser Picot. Mandanda, ce n'est pas un gardien à plaindre. " Et un profil intéressant pour un agent selon Belhassen, puisqu'il faut " essayer d'avoir les meilleurs et les plus gros potentiels, sinon c'est compliqué de trouver des solutions. " Et quand bien même un gardien a du talent, il n'a pas forcément les opportunités souhaitées : " Alphonse Areola aurait pu avoir sa chance à Paris, mais finalement ils ont pris à 10 millions d'euros un joueur que l'on connaît peu et qui évoluait en milieu de tableau allemand. " En poussant vers la sortie le titulaire depuis quatre ans, Salvatore Sirigu.

Salvatore Sirigu, cas d'école


" Dans un cas comme celui-là, l'agent doit trouver des solutions, notamment des clubs intéressés si le joueur veut partir. Mais il n'est pas dit que le joueur souhaite partir, il veut peut-être forcer sa place par orgueil", analyse Picot, quand Franck Belhassen pointe chez l'Italien un problème de riche, à savoir " un niveau de jeu et de rémunération qui limite les…




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