Garde, working class hero

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Garde, working class hero
Garde, working class hero

Nommé il y a un peu plus d'un mois sur le banc d'Aston Villa, Rémi Garde retrouve aujourd'hui Arsenal où il fut un symbole de la French connection à la fin des années 90. Au point d'en devenir le premier capitaine étranger et de devenir un exemple, entre calme et intelligence.

C'est un défilé où personne ne comprend ce qu'il se passe. À Londres, beaucoup se posent des questions et s'interrogent autour de ce qu'il se passe à Highbury. Nous sommes à la mi-août 96 et Arsenal est en train de changer de stratégie. Dans les couloirs, dans les bureaux, face à la presse, tous les regards sont tournés vers un seul homme : un gamin de vingt ans, qui vient de refuser l'Ajax Amsterdam, un Français, lui aussi. Il s'appelle Patrick Vieira et débarque à Londres à côté d'un grand frère, un modèle, Rémi Garde, de dix ans son aîné. Garde fait alors figure de lien, de transition entre un nouveau manager que personne ne connaît et un gosse que tout le monde veut connaître. C'est un ancien international, qui a notamment participé à l'Euro 92 en Suède, et qui veut apprendre une nouvelle vision du football. Wenger en fera rapidement son capitaine, le premier étranger de l'histoire du club avec qui il remportera un doublé coupe-championnat en 98, mais aussi un interprète de ses méthodes. "Il avait trente ans à l'époque, mais on aurait pu dire qu'il était encore plus vieux. Je pense que beaucoup d'entre nous le voyaient davantage comme un entraîneur-joueur, comme s'il faisait partie de l'encadrement technique. C'était un peu comme s'il était là pour nous expliquer ce que Wenger voulait mettre en place, ses méthodes, ses idées dans les mouvements", expliquait l'ancien milieu des Gunners Adrian Clarke à l'Independant en 2011. La révolution française d'Arsenal vient alors de prendre forme.

Garde, entraîneur-joueur


"Déjà quand il était joueur, il était un petit peu plus que ça. Sur le terrain, il réfléchissait déjà comme un coach, il cherchait le savoir, notamment sur le plan tactique", se souvient son ancien capitaine à Strasbourg, Yvon Pouliquen, finaliste de la Coupe de France 1995 avec Garde. L'Alsace fut aussi la dernière étape française de Wenger en tant que joueur, douze ans avant l'arrivée de Rémi Garde. Strasbourg, Garde, lui, l'aura découvert après sa longue découverte du football à Lyon, dans sa région de naissance. Une naissance sportive qu'il doit en partie à Raymond Domenech et au nouveau projet mis en place à l'OL à la fin des années 80 par un nouvel homme fort du football français, Jean-Michel Aulas.

"Rémi est arrivé assez tard dans le foot pro. Il avait eu deux…




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