Garde à vue : quand les politiques se moquent des droits de la défense

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L'hémicycle de l'Assemblée nationale.
L'hémicycle de l'Assemblée nationale.

Les politiques sont passés maîtres dans l'art de faire de la récupération politique sur les faits divers et pour pointer les dysfonctionnements de la procédure pénale. Lundi après-midi à l'Assemblée, il n'y avait par contre plus grand monde pour la réformer. L'hémicycle, où était discuté le projet de loi relatif au droit à l'information dans le cadre des procédures pénales, est resté désespérément vide. À l'instar de Marion Maréchal Le Pen (FN), qui a pris dix minutes de son temps pour moquer sur Twitter l'absentéisme des députés (elle n'a pas pris part au vote non plus), seuls dix-huit élus ont participé aux débats. Un chiffre risible qui laisse penser que les droits et libertés de chacun n'intéressent personne dans la classe politique. Et le débat n'a finalement pas pu décoller, alors qu'il se limitait ces derniers jours à une joute verbale entre les tenants d'une doctrine sécuritaire, partisans de sauvegarder au mieux les "nécessités de l'enquête" (policiers), et les bons samaritains défenseurs des libertés individuelles et publiques (avocats). Jusqu'à caricaturer un texte qui prévoit pourtant un certain nombre d'avancées notables et qui améliore sensiblement les droits de la défense. À commencer par la création d'un statut de "suspect libre". L'audition libre est une sorte d'interrogatoire qui ne peut excéder quatre heures, durant lequel les personnes suspectées sont auditionnées librement sans être placées en...

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