Garde à vue levée à Nancy dans un cas d'homophobie sur internet

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STRASBOURG (Reuters) - Un jeune militant d'extrême droite placé en garde à vue jeudi à Nancy dans le cadre d'une information judiciaire relative à des propos et dessins homophobes publiés sur internet a été remis en liberté au bout de quelques heures, a-t-on appris auprès du parquet.

Plusieurs associations de défense des droits des droits des homosexuels avaient porté plainte pour incitation à la haine et à la violence en raison de l'orientation sexuelle après avoir constaté les faits sur la page Facebook du "Gud Nancy" (Groupe union défense, un mouvement étudiant d'extrême droite), au printemps dernier.

"Il s'agissait d'une garde à vue technique pour faire des investigations sur l'ordinateur de la personne en question. Celle-ci n'a pas souhaité s'expliquer", a indiqué à Reuters le procureur de Nancy, Thomas Pison.

"Les investigations se poursuivent. Un expert va probablement être désigné pour tenter de trouver des traces des messages dont se plaignent les associations", a-t-il précisé.

Un dessin, qui a aujourd'hui disparu du site, montrait une silhouette noire faisant voler en éclats le crâne d'une silhouette rose, l'image étant assortie d'une formule laissant peu de doute sur l'identité sexuelle de la victime.

Gilbert Reilhac, édité par Yann Le Guernigou

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