Garde à vue : la réforme vue du terrain

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Malgré une certaine bonne volonté des avocats et des policiers, l'incertitude règne encore sur la marche à suivre.

«On se regarde en chien de faïence, mais personne n'a le choix» , résume un avocat parisien de permanence, relatant ses premiers face-à-face avec les policiers, auprès des personnes gardées à vue. Depuis un peu plus de deux semaines, les avocats ont fait leur entrée dans les commissariats, la Cour de cassation a exigé le 15 avril dernier que les conseils soient présents à côté des mis en cause pendant les interrogatoires, et ceci sans attendre la mise en œuvre de la réforme tout juste votée. Quotidiennement, désormais, le choc des cultures se produit.

Les deux camps, sur leur quant-à-soi, y ont toutefois mis du leur. «La présence d'une tierce personne pacifie beaucoup les choses, assure Grégoire Etrillard, pénaliste qui a déjà assisté plusieurs gardés à vue. L'officier de police comme le mis en cause, rassuré par la présence d'un conseil, sont plus calmes... Du coup l'ambiance est différente.»

En face, les officiers de police judiciaire ont le

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