Garde à vue d'un enseignant qui s'est dit victime de l'EI

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MARSEILLE (Reuters) - Un enseignant d'une école juive de Marseille qui avait dit avoir été victime d'une agression antisémite à l'arme blanche en novembre dernier a été placé en garde à vue mercredi pour "dénonciation mensongère", a-t-on appris de source policière.

L'enseignant avait raconté avoir été agressé le 18 novembre dans les quartiers Nord de Marseille par trois jeunes à scooter qui arboraient un symbole du groupe Etat islamique et lui avaient montré sur un téléphone portable une photo de Mohamed Merah, le tueur d'une école juive à Toulouse en 2012.

L'enseignant avait expliqué avoir été blessé à l'arme blanche au bras et à la jambe.

Le récit de cette prétendue agression, cinq jours après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, avait ému la classe politique et le président François Hollande lui avait apporté son soutien.

Mais dès le début de l'enquête, les policiers ont émis des doutes sur le récit de l’enseignant, qui ne correspondait pas aux constations médico-légales et à d'autres éléments de l'enquête.

"Il y a de gros doutes à éclaircir sur les déclarations de cette personne qui ne correspondent pas à ce que l'on a pu constater sur place", a déclaré à Reuters une source policière.

Le 11 janvier dernier, un autre professeur d’une école juive de Marseille a été agressé à la machette par un adolescent de 16 ans radicalisé sur Internet, interpellé peu après et incarcéré.

(Marc Leras, édité par Yves Clarisse)

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