Garcia, une première en béton

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Garcia, une première en béton
Garcia, une première en béton

Il a pris l'équipe deux jours avec le choc. Alors forcément, tout laissait à penser que son OM ne serait pas prêt et prendrait une valise à Paris. Sauf qu'on a découvert un Rudi Garcia méconnu, qui n'a pas hésité à renier ses principes de beau jeu pour réussir ses débuts marseillais.

Sa nomination à deux jours du choc au Parc des Princes avait tout de la prise de risque comme les Américains les aiment. Bien désespérée, bien à l'arrache, bien couillue. Rudi Garcia a accepté le rôle, et que ses nouveaux patrons rajoutent une couche de pression avec sa prétendue première phrase des négociations : "Je veux gagner la Ligue des champions". Heureusement pour lui, l'ancien coach de la Roma n'est pas simplement fort en gueule, il est aussi pragmatique. Alors la consécration européenne ce sera pour plus tard, il le sait. Tout comme les idéaux de beau jeu qu'il a toujours véhiculés à Lille ou Rome. Pour aller faire un coup à Paris, coach Garcia n'opte pas pour un schéma Barça 2009 mais plutôt PSG-OM 2006. Sur la pelouse, cela donne trois centraux - dont le revenant Rolando, premier gagnant (provisoire ?) du changement de direction - deux latéraux et deux milieux défensifs. Florian Thauvin, Bafé Gomis et Clinton Njie n'auront qu'à se débrouiller comme ils l'entendent.

Garcia à la chasse au Pokémon ?


Le message est clair : Rudi Garcia vient chercher le 0-0. Une bonne vieille approche Ligue 1, que personne ne viendrait lui reprocher tant le rapport de force est déséquilibré. Et vu que son onze est censé se faire marcher dessus par celui de son homologue Unai Emery, Rudi Garcia sort rapidement de son banc. Doudoune à capuche aux couleurs de son nouveau club par-dessus son beau costume cravate et ses chaussures méticuleusement cirées, il enchaîne les allers-retours et arpente l'ensemble de sa zone technique. Au point que l'on pourrait le suspecter de jouer à Pokémon Go. À sa droite, Emery a beau être dans son registre habituel, il paraît beaucoup plus calme qu'à l'accoutumé tant le technicien français parle et recadre ses joueurs. Ou les applaudit, quand Thauvin réussit deux bons pressings de suite sur Marco Verratti pendant le premier acte. D'ailleurs, s'il a clairement intégré l'idée que c'était à Paris de faire le jeu, l'ancien technicien du LOSC n'entend pas forcément laisser Lucas, Rabiot et consorts à leurs aises. C'est pressing pour tout le monde, y compris pour Gomis et Njie. Et quand Thauvin gâche l'une des rares opportunités offensives d'une passe trop profonde pour Henri Bedimo (23e), il s'agace. Puis s'énerve complètement quand une relance ratée de Doria place son OM à deux doigts de la…


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