Gambie : le président sortant quitte le pouvoir

le
0
Gambie : le président sortant quitte le pouvoir
Gambie : le président sortant quitte le pouvoir

La Gambie, petit pays anglophone totalement enclavé dans le Sénégal, à l'exception d'une étroite bande côtière prisée des touristes, traverse une crise depuis que le président Yahya Jammeh a annoncé le 9 décembre son refus de céder le pouvoir à Adama Barrow, vainqueur de l'élection du 1er décembre, dont il conteste les résultats. Des discussions se sont poursuivies sur les conditions de son départ, prolongeant de facto la suspension de l'opération militaire ouest-africaine décidée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) pour le contraindre à céder le pouvoir.

 

Après de multiples tentatives pour le faire changer d'avis, les présidents guinéen Alpha Condé et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se sont rendus vendredi à Banjul pour une dernière médiation. «Apparemment, les choses sont quasiment réglées. Jammeh a accepté de quitter le pouvoir. Les tractations tournent autour d'un point de chute pour son exil et des conditions qui doivent accompagner cet exil», indique une source mauritanienne proche du dossier. Selon une source guinéenne proche du dossier, «il faut trouver un pays suffisamment loin de la Gambie pour empêcher Yahya Jammeh d'interférer dans le processus démocratique en cours». «Mais il faut être prudent jusqu'à demain (ndlr. ce samedi)», a souligné cette source.

 

«J'ai décidé aujourd'hui en conscience de quitter la direction de cette grande nation»

 

Les trois hommes ont eu plusieurs séries d'entretiens, avant et après la grande prière du vendredi, un rite qu'ils ont accompli ensemble. Dans la nuit, Yahya Jammeh est intervenu à la télévision d'Etat gambienne. «J'ai décidé aujourd'hui en conscience de quitter la direction de cette grande nation, avec une infinie gratitude envers tous les Gambiens», a-t-il déclaré. Le président sortant a déclaré que son départ du pouvoir relevait de sa seule décision, malgré la très forte pression ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant