Galles : welsh cousins

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Galles : welsh cousins
Galles : welsh cousins

Emmené par Gareth Bale, les Dragons peuvent viser leur première phase finale depuis presque soixante ans. Parce que l'équipe a un petit brin de talent. Mais surtout parce que les qualifs ressemblent désormais à une vaste blague.

Ah, si Ryan Giggs avait été Anglais Deux décennies durant, les supporters d'Albion ont soupiré à l'envi ce regret majuscule identifié comme la raison principale des échecs à répétition de l'Angleterre malgré quelques générations franchement pas dégueulasses sur le papier. L'ensemble de l'opinion outre-Manche a toujours convenu que la sélection aux Trois Lions a manqué du pouvoir créatif et de perforation du génial ailier gallois, un secteur tellement dévasté depuis la fin de John Barnes que, régulièrement, des Paul Scholes ou même Steven Gerrard ont été sacrifiés pour aller occuper à contre-emploi ce fameux couloir hanté par le fantôme du magicien mancunien. Au fond, ça aura été l'histoire de deux manques, sans que l'on sache lequel aura été le plus orphelin des deux. Parce que Giggs n'a pas souvent été à la fête avec les Dragons où, parfois, son coéquipier le plus technique avait pour nom John Hartson, et on plaisante à peine. Résultat : Ryan Giggs n'a jamais goûté la moindre phase finale internationale, une gabegie pour un tel phénomène, qui serait sans doute bien plus haut dans la hiérarchie historique, lui dont Zinedine Zidane himself a dit : « Je me souviens très bien de la sensation que j'ai eue en affrontant Giggs la première fois, ça a été un choc comparable à celui de ma première vision de Ronaldo (le Brésilien, ndlr). S'il avait été Français, Pires et moi aurions été sur le banc ». Bon, ZZ pousse peut-être un chouïa mais c'est dire l'impact parfois méconnu que le gaucher impénitent a eu sur tous ses adversaires. Alors quoi ? Ridicule ce brave Ryan avec son équipe nationale de bras cassés ? Pas forcément car lors des qualifs de l'Euro 1992, le Pays de Galles avait fini dans la roue des champions du monde allemands, pas suffisant pour accéder à la phase finale en Suède. Idem pour aller au Mondial 1998 et l'Euro 2004 où la seconde place des Gallois ne leur donne accès, au mieux, qu'à un billet pour les barrages (perdus face à la Russie en novembre 2003). De ce point de vue, Ryan Giggs est peut-être né quinze ans trop tôt. Car pour sa patrie chérie, la donne est peut-être en train de changer
Petite leçon de proba
On l'a dit, par le passé, le Pays de Galles a souffert en éliminatoires, faute de véritables bons joueurs autour de la légende de MU, à une époque où le bloc de l'Est n'avait pas encore fini d'être totalement disloqué et donc un niveau de qualifs bien plus...

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