Galles / J.Roberts : " Une Coupe du monde à moitié à la maison "

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Galles / J.Roberts : " Une Coupe du monde à moitié à la maison "
Galles / J.Roberts : " Une Coupe du monde à moitié à la maison "

A un mois du début de la Coupe du monde, le trois-quarts centre du pays de Galles Jamie Roberts évoque sa joie de jouer à domicile. Il nous parle aussi des ambitions de son équipe dans la " poule de la mort " (face à l'Angleterre, l'Australie, les Fidji et l'Uruguay).

Jamies Roberts, que pensez-vous du groupe A, celui de votre équipe ?
C’est une poule compliquée ! On connaît la capacité des Anglais et des Australiens à être au top pour la Coupe du monde. Ils vont être très forts, au sommet de leur jeu. On joue les deux à Twickenham et les Fidji et l’Uruguay à Cardiff, ça sera également compliqué. Mais si on veut être champions du monde, il va falloir sortir de cette poule.

Jouer à Cardiff pour cette Coupe du monde (ndlr : le Millenium Stadium est le seul stade non-Anglais à accueillir des rencontres), c’est tout de même un avantage ?
C’est une Coupe du monde à moitié à la maison (rires). Mais ça va être vraiment génial ! Le rêve de tout joueur gallois est de fouler la pelouse du Millenium à Cardiff mais y jouer pendant la Coupe du monde, c’est quelque chose de spécial. Les joueurs vont se battre pour avoir cette chance.

Aller à Twickenham pour affronter l’Angleterre ne vous fait-il pas peur ?
Qu’on se le dise, ça va être un gros match. Le compte à rebours a commencé il y a de cela deux ans quand les poules ont été désignées. Jouer contre l’Angleterre, c’est toujours spécial. Nous sommes rivaux. Pour nous Gallois, battre l’Angleterre à Twickenham est le but ultime. Rajoutez à ça le fait que ce soit pendant leur Coupe du monde et vous avez quelque chose de très spécial.

« France-Nouvelle Zélande à Cardiff en 2007, je m’en souviendrai toujours »

Pensez-vous que le pays de Galles ait progressé depuis la dernière Coupe du monde en Nouvelle-Zélande (ndlr : élimination en demi-finales face à la France, 8-9) ?
Sans aucun doute. Beaucoup de joueurs qui étaient en Nouvelle-Zélande sont toujours dans l’équipe. On arrive dans cette Coupe du monde avec beaucoup d’expérience. Le fait d’avoir de grands joueurs avec du temps de jeu au très haut niveau va nous aider dans les gros matchs. On revient de loin.

Cette demi-finale perdue face à la France reste-t-elle dans les mémoires ?
Bien sûr. On aurait dû remporter ce match ! C’est l’un des plus gros regrets de ma carrière. On n’a qu’une seul chance de jouer une finale de Coupe du monde. Enfin, j’espère avoir une seconde chance. La pilule a été compliquée à avaler...

Avez-vous eu du mal à vous relever après cette élimination ?
Ça a été compliqué pendant quelques mois. Mais le rugby est fait pour rebondir rapidement. En 2012, on a prouvé qu’on pouvait réagir en remportant le Tournoi des VI Nations.

Avez-vous un souvenir particulier de Coupe du monde en tant que joueur ou spectateur ?
La victoire en 2011 face à l’Irlande en quarts de finale. C’était quelque chose d’énorme malgré la défaite après en demie. Être seulement la deuxième équipe galloise à atteindre ce stade de la compétition, c’est un sentiment incroyable. Sinon je me souviens de Jonah Lomu en 1995. Il était au sommet de son art. Ce qu’il faisait, c’était effrayant. Il y a aussi ce France-Nouvelle Zélande à Cardiff en 2007. Je me souviendrai toujours de ce match.

Justement, que pensez-vous de la France d’aujourd’hui ?
C’est une nation qui est toujours là pour la Coupe du monde. Elle a cette capacité à se surpasser pendant cette compétition. Oublions ce qu’il s’est passé ces trois dernières années. Ils vont être très forts.

Quel est votre favori ?
Le pays de Galles. Et après les All Blacks.

(avec Yannick O'Conor)

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