Galileo-Mise en orbite réussie de deux satellites

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KOUROU, 27 mars (Reuters) - Le lanceur russe Soyouz a mis en orbite vendredi les satellites 7 et 8 de la constellation Galileo, pour le compte de la Commisson européenne et de l'Agence spatiale européenne, annonce Arianespace, sept mois après l'échec d'une mission semblable. La fusée a décollé vendredi à 18h46 locales (21h46 GMT) du centre spatial guyanais, à Sinnamary, en Guyane française. Le programme Galileo permettra à l'Union européenne de disposer de son propre système mondial de navigation par satellite, sous contrôle civil. La constellation atteindra à terme un déploiement de 30 satellites. L'annonce du succès de la mission a été accueillie par des applaudissements dans la salle de contrôle Jupiter, au Centre spatial guyanais, plus de cinq heures après le décollage de Soyouz, et une heure et demie après la séparation effective des satellites. "Les satellites sont sur l'orbite où ils devaient être", a annoncé le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël. «Les satellites vont très très bien. Les panneaux solaires sont déployés», a ajouté Didier Faivre, directeur de la navigation pour les programmes de l'Agence spatiale européenne (Esa). D'une masse au décollage de 715 et 713 kilogrammes, Galileo SAT 7 et 8 ont été construits par OHB-System en Allemagne. La charge utile a été fournie par SSTL au Royaume-Uni pour le compte de l'Esa. Initialement, Galileo devait entrer en service dès 2015, mais la mission de Soyouz le 22 août 2014 a été un échec. Le lanceur russe n'avait pas réussi à placer sur leur orbite deux autres satellites de la constellation. «Des investigations ont été menées par des commissions d'enquête de l'Esa et de Roscomos", a déclaré Stéphane Israël. Une série d'actions correctives ont permis de reprendre les lancements de Soyouz", a-t-il ajouté. D'après des propos de Jean-Jacques Dordain, le directeur général de l'Esa diffusés sur les écrans de la salle Jupiter, le programme devrait désormais gagner son «rythme de croisière», c'est-à-dire deux satellites tous les trois mois. Un service partiel de Galileo devrait pouvoir être assuré dès 2016 selon l'Esa. Le prochain rendez-vous au centre spatial guyanais est prévu le 15 avril. La première Ariane 5 de 2015 placera sur orbite un satellite de télécommunications norvégien et un satellite pour le compte des ministères français et italien de la défense. (Franck Leconte, édité par Danielle Rouquié)

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  • pierry5 le samedi 28 mar 2015 à 10:21

    Quelle comédie, la CEE lance une série de mesures de rétorsion sur la Russie, ce qui empêche nos agriculteurs européens d'exporter leurs produits et on utilise une fusée russe pour lancer les satellites européens. S'il sont moins chers et aussi fiables, je ne conteste pas mais on est en train de manipuler les gens , c'est pas croyable.