Galère sur la Riviera

le
0
Galère sur la Riviera
Galère sur la Riviera

Alors que les supporters des pays européens venus en France sont globalement très satisfaits, de l'accueil réservé dans les villes hôtes, Nice fait tâche, avec son stade perdu au bout de la ville, dans un no man's land non desservi par les transports en commun. De quoi donner quelques migraines aux fans étrangers.

Minuit, dans le quartier de Saint-Isidore, à quelques hectomètres de l'Allianz Riviera. Suède-Belgique s'est terminé une heure plus tôt et une fille en maillot jaune pleure, accoudée sur une rambarde de sécurité. Elle n'est pourtant pas en train de faire le deuil de la carrière internationale de Zlatan, mais du départ de son car. Un policier, compatissant, tente de comprendre la scène et de rassurer la fille : " Pourquoi vous pleurez ? Comment on dit pleurer en anglais ? Cry, Why you cry ? ". Pourtant, quand elle lui explique qu'elle a perdu ses amis et cherche un moyen de les retrouver, l'homme au képi se retrouve bien impuissant malgré sa bienveillance : " Le problème, c'est qu'il y a une borne de taxis au bout de la rue, qui est indiquée à la sortie du stade mais elle est vide. Il n'y a pas de transports en commun, à part les navettes qui sont situées de l'autre côté du stade à 3 kilomètres. Le mieux c'est d'essayer de prendre un Uber mais c'est ce que tous les gens sont en train de faire " dit-il, en désignant un groupe d'une vingtaine de Vikings visiblement exténués et qui tentent désespérément de rafraîchir leur application pour obtenir un chauffeur disponible.

"Pour rentrer du concert de Coldplay, j'ai fait 1h30 de marche à pied"


Quelques dizaines de mètres plus loin, devant le Servotel, une petite centaine de personnes patiente, en buvant une dernière pinte à 8 euros. Sauf que le patron l'annonce : " No more beer, on a plus de futs ". Plus de fûts et donc pas de moyens de rentrer chez soi. Heureusement, 2 ou 3 locaux qui ont flairé l'aubaine, rodent. D'une Merco de blédard sort un type vêtu d'un maillot du FC Barcelone, qui propose à un groupe de Suédois, de les ramener chez eux pour 16 euros par tête de pipe. Un peu rebutés par l'allure peu engageante de leur chauffeur, les Scandinaves hésitent avant d'accepter. Car s'ils veulent rentrer en ville, ils n'ont pas le choix. Ces scènes surviennent désormais chaque soir de match à l'Allianz Riviera. S'y rendre ou à plus forte raison en repartir est un véritable chemin de croix.

[IMG…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant