Gaël Monfils : " J'avais plus envie de ne pas jouer "

le
0
Gaël Monfils : " J'avais plus envie de ne pas jouer "
Gaël Monfils : " J'avais plus envie de ne pas jouer "
Suite à sa victoire face à João Sousa au premier tour du Masters 1000 de Paris-Bercy, Gaël Monfils est revenu en conférence de presse sur son état d'esprit. Revenant de blessure, " La Monf' " a affirmé ne pas avoir souhaité jouer et que sa participation au tournoi n'est pas forcément un gage de forme pour la finale de la Coupe Davis.

Gaël Monfils, avez-vous les réponses que vous attendiez après cette victoire face à João Sousa ?
Honnêtement, même si hier (lundi), j'ai dit que je ne jouerai pas pour les autres, aujourd'hui (mardi), j'ai plus joué pour le public que pour moi. Ça fait un moment que je sais que, entre guillemets, j'ai moins mal et que ça va. Justement, j'essaye de rester concentré, de montrer que tout allait bien. Honnêtement, j'avais plus envie de ne pas jouer parce que je m'étais déjà rassuré, entre guillemets. Ça me rassure encore plus. J'ai eu trois jours d'entraînement. C'est cool de battre quelqu'un après trois jours d'entraînement et cinq semaines d'arrêt. Mais je pense que je l'ai fait après des discussions que par moi-même. Je l'ai fait pour rassurer un peu tout le monde, les journalistes, les fans, les gens.

Les discussions, c'était à propos de quoi ? L'organisation ? Par rapport à Guy Forget ?
Avec Guy, on a parlé. C'est plus Guy qui a su avoir les mots pour essayer de me faire jouer. C'est plus par ça car je n'ai pas beaucoup d'entraînement. Ça va mieux mais je force quand même pas mal. Cinq semaines sans rien faire et me retrouver tout de suite sur un grand terrain pour jouer, ce n'est pas facile mais je me suis bien senti aujourd'hui (mardi), donc je suis encore plus content, on va dire.

« Je vais essayer de jouer ma carte à fond »

Quel est l'intérêt pour vous désormais ?
Là, maintenant, je suis compétiteur quand même. Du coup, je vais essayer de jouer ma carte à fond même si j'ai peu de fond. Ça fait bizarre de dire cela. Je n'ai pas d'entraînement, je ne vais pas dire que je me suis préparé. Je vais faire ce que je peux.

Vous disiez que votre objectif n'était pas le tournoi. Est-ce que le risque n'est pas que vous tombiez dans le jeu du tournoi ?
Je suis assez compétiteur donc, à chaque fois que je rentre sur le terrain, c'est pour gagner. Maintenant, je vais me retirer car j'ai rassuré tout le monde ?

Pourquoi pas ?
A voir... Mais c'est ça qui est dommage. Je n'aime pas entrer dans un tournoi et ne pas me savoir à 100% mais on verra bien, j'espère que je serai bon.

« J'ai beau me dire que je vais bien, les gens ont besoin de le voir »

Vous aviez l'air assez déterminé hier à jouer pour l'équipe. Qu'à pu dire Guy Forget pour vous faire changer d'avis ?
Je pense qu'il y a beaucoup de pression sur tout le monde, en fait ! Du coup, je reste quand même assez cool. Ça ne me coûte rien mais c'est juste qu'il y a un peu de pression sur tout le monde par rapport à l'intégrité physique. J'ai beau me dire que je vais bien, les gens ont besoin de le voir et, forcément, c'est plus facile quand je mène 6-1, 4-0. Je pense que le résultat importait peu, c'est comment j'allais me comporter sur le terrain qui comptait.

Le fait de faire plusieurs matchs avant la finale de Coupe Davis va vous aider ou est-ce anecdotique ?
Peu de matchs... Je vais peut-être n'en faire qu'un en me faisant éliminer demain (mercredi) ! Ce qui est important, c'est la préparation. 90% des joueurs ont besoin de matchs, de repères, de bonnes sensations pour performer au plus haut niveau. Moi, j'ai juste besoin de me sentir bien physiquement et l'entraînement me suffit. La pression que je vais avoir à Bercy, ne sera jamais la même que celle que j'aurai à Lille. Et je ne peux pas me dire qu'après avoir battu Sousa, ou Isner si j'arrive à le battre demain (mercredi), j'arriverai à quelque chose. C'est anecdotique, le vrai travail va commencer la semaine prochaine. On va recommencer à jouer sur terre battue, la vrai pression va arriver. C'est à ce moment-là qu'il faut être bien et, on en parle peu, la chance de l'équipe, c'est que si on prend un groupe élargi à six joueurs, on sait qu'on est tous forts. Il n'y a pas beaucoup d'équipes qui peuvent prétendre, à l'entraînement quand je vais faire un match avec Jo-Wilfried Tsonga, puis Richard Gasquet le lendemain, puis Julien Benneteau encore le lendemain, puis avec Gilles Simon. Toute la semaine, je peux jouer des matchs contre des joueurs qui font partie du Top 30 mondial, ça n'a pas de prix. Pour nous, la préparation est dix fois mieux, la qualité de l'entraînement fait qu'on sera prêts. Finalement, de jouer ici, c'est un peu anecdotique.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant