Gaël Monfils a peur

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Gaël Monfils a peur
Gaël Monfils a peur
A quelques heures du début de la finale de la Coupe Davis, Gaël Monfils fait part de sa joie, de son excitation mais aussi de la pression qui l'entoure avant d'affronter le numéro 2 mondial, Roger Federer.

Gaël Monfils a finalement été choisi par le capitaine de l'équipe de Coupe Davis, Arnaud Clément, pour disputer le deuxième simple de vendredi. Et c'est comme à son habitude avec humour que le 19eme joueur mondial raconte comment il a appris la décision du capitaine : « Je l'ai su il y a deux mois ! Non, sérieusement, je l'ai su il y a quelques heures, peut-être vingt-quatre heures (ndlr : mercredi). J'aurais préféré jouer en premier. Quand je regarde mes potes jouer, cela m'enlève beaucoup d'énergie. C'était donc mieux pour moi de jouer en premier. »

Mais le tirage au sort en a décidé autrement, la « Monf' » fera le show dans le deuxième match, avec un adversaire presque idéal pour assurer le spectacle en la personne de Roger Federer. Un joueur que Monfils connait bien, puisqu'il l'a déjà affronté à dix reprises pour un bilan de deux victoires et huit défaites : « Ce sera très spécial pour moi de jouer contre Roger. C'est une véritable légende. Je m'attends à un gros match car je dois faire un gros match pour le battre. Je suis content d'avoir de nouveau cette chance. Les matchs que j'ai pu jouer contre lui vont certainement m'aider. Mais je ne veux pas refaire comme à Roland-Garros par exemple où j'ai perdu sèchement (6-4, 6-3, 7-6 en 2011, 7-6, 6-2, 6-4 en 2009 et 6-2, 5-7, 6-3, 7-5 en 2008, ndlr). Cette-fois ce sera différent. J'ai l'avantage d'avoir une tactique, et si elle ne marche pas, le capitaine et les autres joueurs pourront m'aider à la modifier. (En Coupe Davis), on a quelqu'un avec qui partager ses émotions pendant le match. Si par exemple je suis tendu pendant le match, le capitaine pourra m'aider. C'est une autre ambiance ici. Un autre match. Un autre moment de ma vie. »

Un moment important dans la vie du Français, qui, malgré sa décontraction habituelle, saisit l'enjeu de l'évènement : « Honnêtement, il y a beaucoup de pression, je la sens car nous voulons vraiment bien faire. C'est une situation inhabituelle. C'est ma deuxième chance de gagner un point pour mon pays dans une finale. Alors oui, j'ai peur. »

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