Gaël Genevier : "J'ai reçu mon premier salaire au bout de neuf mois"

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Gaël Genevier : "J'ai reçu mon premier salaire au bout de neuf mois"
Gaël Genevier : "J'ai reçu mon premier salaire au bout de neuf mois"

Gaël Genevier, c'est treize ans de football professionnel en Italie à arpenter les différentes divisions. C'est aussi douze clubs différents, des dépôts de bilan et des rencontres avec Leonardo Bonucci, Adriano et Antonio Conte. Actuellement à Lumezzane en Serie C, le milieu de terrain défensif semble enfin vouloir se poser. Ce qui n'a jamais été le cas pour le joueur de 33 piges.

Ciao Gaël. Ça fait combien de temps que tu joues en Italie maintenant ? Il suffit de compter. Je suis parti de France en août 2002. À l'époque, j'avais 21 ans et je venais de signer mon premier contrat professionnel avec l'Olympique lyonnais. Tu sais, le gros Lyon, avec Essien, Malouda, Abidal et compagnie Du coup, je n'avais pas trop de chance de jouer avec l'équipe première. Mon agent avait des contacts en Italie et j'ai eu l'opportunité de signer à Pérouse. Et depuis, je suis resté ici.
Tu as trouvé une femme italienne dès les premiers jours ? Non, pas du tout, puisque j'étais déjà avec quelqu'un ! Ma copine, qui est devenue ma femme, a lâché la fac et ses études pour me suivre. Par la suite, on s'est donc marié et on a eu un enfant.
C'est difficile de s'adapter quand on débarque dans un pays étranger à 21 ans ? C'est sûr qu'au début, c'était pas simple. En plus, à Pérouse, il y avait beaucoup d'étrangers, dont d'autres Français comme Ferdinand Coly. Donc on parlait beaucoup entre Français. Résultat : on ne s'est pas trop intégré la première année et on ne faisait pas beaucoup de progrès en italien Après, je suis allé en Sicile, à Catane, où j'ai rencontré mon futur témoin de mariage, qui m'a beaucoup aidé. À m'adapter, mais aussi à parler italien et sicilien !
Ton deuxième club, c'était donc Catane. Mais tu as énormément bourlingué, avec quasiment un départ lors de chaque saison. En tout, tu as porté les couleurs de treize clubs différents, c'est ça ? Oula ! Je crois que j'en suis à mon treizième club, ouais. Pérouse, Catane, Acireale, Sangiovannese, Pise, Sienne, Torino, Livourne, Juve Stabia, Pro Vercelli, Novare et Lumezzane actuellement. Ça fait douze si on ne compte pas l'OL.
C'est une volonté personnelle de rester en Italie ? Non, pas vraiment. Simplement, on me connaît ici. J'en suis à plus de 300 matchs professionnels, quand même. Alors que je n'ai jamais joué en France, que ce soit en Ligue 1 ou dans les divisions inférieures professionnelles. Donc personne n'a jamais pensé à moi dans l'Hexagone. D'ailleurs, j'aurais beaucoup aimé jouer en France. C'est un autre football - plus technique, moins tactique - que je…




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