Gabriel Paletta, stoppeur tranquille

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Gabriel Paletta, stoppeur tranquille
Gabriel Paletta, stoppeur tranquille

À trente ans, Gabriel Paletta est devenu un rouage essentiel de la défense de l'AC Milan, un club qui avait pourtant initialement une confiance limitée en ses capacités. L'Italo-Argentin, patient, a su attendre calmement son heure pour s'imposer en Lombardie. Dans un style bien à lui, sobre, discret, mais remarquablement efficace.

Il y a les petits prodiges et puis il y a les autres. Ceux qui réussissent tout, tout de suite et ceux qui doivent apprendre à travailler dans l'ombre pour se faire lentement une place sous la lumière des projecteurs. Gabriel Paletta, qui a su gagner cette saison ses galons de titulaire au sein de la défense centrale de l'AC Milan, appartient sans aucun doute à la seconde catégorie. Pour s'en rendre pleinement compte, il faut s'étendre sur la carrière tortueuse et irrégulière d'un joueur qui a dû parfois revenir sur ses pas pour atteindre des hauteurs qui lui semblaient à première vue infranchissables.

Le destin de ce natif de la province de Buenos Aires ressemble pourtant d'abord à celui d'un jeune premier. Repéré très jeune par Banfield, Paletta fait ses débuts en première division argentine à dix-huit ans à peine, avant de remporter le Mondial des moins de vingt ans en 2005 aux cotés de Messi, Zabaleta et Agüero. Dans la foulée, il est repéré par Liverpool, qu'il rejoint à l'été 2006. Tout s'enchaîne alors à une vitesse folle pour le défenseur argentin, qui explique avoir été alors bien trop tendre pour parvenir à confirmer les espoirs placés en lui : "Tout est allé trop vite. En un clin d'œil, j'étais sur le toit du monde avec Messi, en ayant battu des équipes qui comprenaient des joueurs comme Llorente, Fàbregas, David Silva, Obi Mikel, Guarín, Falcao... Benítez m'a repéré, il venait de remporter la C1... On m'a couvert de compliments, mais je ne jouais jamais. J'aurais dû être plus patient... À Liverpool, je me sentais très mal, seul... "

À Parme, l'homme de base de Donadoni


Paletta opère donc un retour aux sources en Argentine, à Boca Juniors, où il brille dans l'axe central pendant trois saisons avant de tenter à nouveau de s'imposer en Europe, du côté de Parme. Essai joliment transformé cette fois-ci. L'Italie découvre un défenseur serein et puissant, impérial dans les airs, intraitable au marquage, simple et sobre balle au pied. Gabriel devient ainsi rapidement l'un des chouchous de l'entraîneur parmesan, Roberto Donadoni qui n'hésite pas à le décrire comme "un des tout meilleurs défenseurs du championnat. Il peut toujours progresser et pourrait s'imposer comme l'un des meilleurs centraux au monde ".

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