Gabon : travailler plus pour gagner rien

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Gabon : travailler plus pour gagner rien
Gabon : travailler plus pour gagner rien

Alors que le Gabon se prépare à accueillir la CAN 2017 (14 janvier-5 février), les joueurs locaux, dans leur très grande majorité, ne touchent plus leurs salaires depuis plusieurs mois. Beaucoup se retrouvent dans l'incapacité de faire face à leurs charges quotidiennes. Pour les aider, le syndicat qui défend leurs intérêts se démène pour améliorer leur sort.

Il y a d'un côté la Coupe d'Afrique des nations qui s'annonce, avec ses stades rénovés (Libreville, Franceville) ou flambant neufs (Oyem, Port-Gentil), l'argent dépensé pour améliorer les terrains d'entraînement, les structures hôtelières et les voies d'accès aux différents sites, et de l'autre, des footballeurs professionnels qui tirent la langue pour pouvoir simplement nourrir leur famille et payer leurs loyers. Au Gabon, on cultive le paradoxe avec une certaine constance. Ce pays d'Afrique équatoriale, peuplé d'à peine plus de 1,6 million d'habitants, devrait vivre tranquillement de ses revenus pétroliers. Au lieu de cela, près d'un Gabonais sur deux vit sous le seuil de pauvreté, selon les chiffres officiels.


Pour beaucoup de joueurs de Ligue 1 et de Ligue 2, le quotidien est également devenu compliqué. "Sur les quatorze clubs de Ligue 1, onze accumulent les retards dans le versement des salaires. La moyenne est de sept mois, mais parfois, cela fait presque un an que les joueurs n'ont presque rien touché. Ou même rien. Ni salaires ni primes", résume Rémy Ebanega, depuis Marseille, où il s'est installé. Actuellement blessé, l'international gabonais, qui avait quitté son pays en 2012 pour signer à Auxerre avant de rejoindre le CA Bastia, est l'un des fondateurs de l'Association nationale des footballeurs du Gabon (ANFPG), dont il est le président. Avec d'autres ex-Panthères (Jaduve Mboumba, Paul Kessany), elles aussi impliquées dans l'organisation syndicale, Ebanega voit la situation de ses compatriotes se dégrader : "Quand je jouais au Gabon, il arrivait que les salaires soient payés avec un peu de retard, mais ce n'était pas comparable à aujourd'hui. Car depuis quelques années, l'État verse des subventions annuelles aux clubs, pour les aider à fonctionner. En théorie, les clubs doivent générer d'autres ressources, ce qu'ils faisaient avant. Mais avec

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