Gabon : réinvesti, Ali Bongo tente de tourner la page de sa réélection contestée

le , mis à jour à 17:16
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Gabon : réinvesti, Ali Bongo tente de tourner la page de sa réélection contestée
Gabon : réinvesti, Ali Bongo tente de tourner la page de sa réélection contestée

C'est désormais officiel. Une main sur la constitution, l'autre tendue vers le drapeau, le président gabonais Ali Bongo Ondimba a prêté serment ce mardi, entamant officiellement son deuxième septennat.  Tout au long de son discours d'investiture, il a tenté de tourner la page de sa réélection, toujours contestée et des violentes émeutes qui ont suivi. Il a déploré «tous les événements malheureux qui ont suivi l'annonce des résultats du 31 août» avec leurs morts et arrestations par centaines.

 

«Le peuple gabonais a fait le choix de la démocratie et de l'Etat de droit (...), à travers un processus démocratique reconnu par tous, y compris par les observateurs étrangers», a-t-il affirmé, alors même que la validation de sa réélection par la Cour constitutionnelle gabonaise, le 24 septembre dernier, a été accueillie avec scepticisme par certains d'entre eux. En confirmant le fils d'Omar Bongo au pouvoir, la Cour constitutionnelle avait du même coup rejeté le recours de son adversaire Jean Ping, qui s'était auto-proclamé «président élu» et dénonçait des fraudes électorales chez son rival. 

 

Ali Bongo a été élu avec 50,66% et 172.990 voix contre 47,24% et 161.287 voix à Jean Ping, selon la décision de la Cour rappelée lors de la cérémonie d'investiture par sa présidente, Marie-Madeleine Mborantsuo.

 

Bientôt des élections à deux tours 

 

À la tête d'un pays frappé par la chute des matières premières à commencer par le pétrole, Ali Bongo a répété les grands axes de sa politique: «égalité des chances» et une économie «émergente» à l'horizon 2025.  Après les violences post-électorales, Ali Bongo a de nouveau évoqué des réformes constitutionnelles comme «des élections à deux tours» et «la limitation de la durée des mandats électifs», sous les applaudissements de l'assistance.

 

«Je voudrais rassurer les partenaires ...

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