Gabon-Paris demande des nouvelles d'une quinzaine de Français

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 (Avec Manuel Valls) 
    PARIS, 6 septembre (Reuters) - Le Premier ministre français, 
Manuel Valls, a demandé mardi aux autorités gabonaises de 
retrouver une quinzaine de ressortissants français dont Paris 
est sans nouvelle. 
    Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, 
avait exprimé lundi sa préoccupation concernant le sort de ces 
ressortissants français, parmi lesquels des binationaux, après 
les violentes émeutes qui ont suivi une élection présidentielle 
aux résultats contestés. 
    Manuel Valls a déclaré sur RTL que les personnes dont Paris 
est sans nouvelle étaient "sans doute" au nombre d'une 
quinzaine. 
    "Nous demandons aux autorités gabonaises que tout soit fait 
pour les retrouver", a-t-il ajouté. "C'est une exigence de notre 
part et nous espérons avoir le plus vite possible des 
informations les concernant." 
    Le chef de la diplomatie française avait évoqué lundi dans 
un communiqué les arrestations de ces derniers jours au Gabon, 
laissant entendre que ces ressortissants pouvaient faire partie 
des personnes arrêtées. 
    La France "demande à pouvoir exercer la protection 
consulaire telle que prévue par la Convention de Vienne", a dit 
Jean-Marc Ayrault. 
    Dans un communiqué, le ministère gabonais des Affaires 
étrangères a pour sa part déclaré dans la soirée qu'"à la 
connaissance des autorités gabonaises, après les manifestations 
post-électorales, des citoyens gabonais, binationaux, (avaient) 
été interpellés par les forces de l'ordre".  
    Il a rappelé que "les citoyens binationaux établis au Gabon 
ne (pouvaient) se prévaloir d'une autre nationalité au Gabon et 
par conséquent (étaient) assujettis aux lois et règlements 
gabonais". Il a invité les familles des personnes portées 
manquantes à contacter les services du ministère de la Justice.  
      
    Paris s'est "réjoui" que l'Union africaine ait fait part de 
sa disponibilité à assister les parties gabonaises dans la 
recherche d'un règlement rapide de la crise.  
    La France souhaite que la mission des chefs d'Etat qui 
envisage de se rendre à Libreville prochainement soit l'occasion 
de trouver le chemin vers une sortie de crise et "encourage les 
autorités gabonaises à l'accueillir dans les meilleurs délais", 
a déclaré Jean-Marc Ayrault. 
    Le chef de l'opposition gabonaise, Jean Ping, a lancé lundi 
un appel à la grève générale pour protester contre la réélection 
du président Ali Bongo, qu'il juge frauduleuse.   
    Manuel Valls a réaffirmé qu'il y avait un doute. 
    "Les observateurs européens sur place (...) ont émis des 
critiques sur la base de faits objectifs", a-t-il déclaré. "La 
sagesse commanderait de faire un nouveau décompte des 
résultats."  
    "Mais aujourd'hui, notre priorité, c'est la sécurité des 
15.000 Français qui vivent et travaillent au Gabon", a ajouté le 
Premier ministre. 
 
 (Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • masson33 il y a 7 mois

    La binationalite ne devrait pas exister. Cela règlerait bien des problèmes et éviterait de nombreuses fraudes ou ambiguïtés....ne serait-ce que pour les choix politiques de certains ministres...par exemple...