Gabon-La Cour constitutionnelle rejette la requête de Jean Ping

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 (Actualisé avec précisions) 
    LIBREVILLE, 24 septembre (Reuters) - La Cour 
constitutionnelle du Gabon a rejeté vendredi la requête de 
l'opposant Jean Ping contestant le résultat de l'élection 
présidentielle du 27 août, qui a reconduit le président sortant, 
Ali Bongo. 
    Cette décision, attendue, laisse craindre de nouvelles 
violences après des émeutes meurtrières début septembre, en 
réaction à l'annonce de la très courte victoire d'Ali Bongo, par 
6.000 voix seulement. 
    Le candidat de l'opposition, Jean Ping, arrivé second selon 
les résultats du ministère de l'Intérieur, a saisi la Cour le 8 
septembre pour demander un recomptage des bulletins de vote dans 
le Haut-Ogooué, fief du président sortant dans le sud-est du 
pays. Bongo y a été crédité de 95% des suffrages sur un taux de 
participation de 99,9%. 
    La Cour constitutionnelle a refusé d'accepter comme preuves 
de ces accusations les feuilles de pointage fournies par Jean 
Ping. La plupart étaient illisibles, a jugé la Cour. 
    Les alliés d'Ali Bongo ont soumis pour leur part des preuves 
contraires et affirment que la fraude électorale a été 
orchestrée par le chef de file de l'opposition. 
    L'instance a annulé les scrutins dans 21 circonscriptions de 
la capitale, Libreville, mais Ali Bongo a tout de même remporté 
l'élection avec 50,66% des voix. 
    La famille Bongo dirige le Gabon depuis près de cinquante 
ans. 
 
 (Gerauds Wilfrieds Obangome; Julie Carriat pour le service 
français) 
 
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