Gabon : deux morts à Libreville, Ping revendique toujours la victoire

le , mis à jour à 22:36
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Gabon : deux morts à Libreville, Ping revendique toujours la victoire
Gabon : deux morts à Libreville, Ping revendique toujours la victoire

Un calme incertain et précaire domine au Gabon, alors que deux autres personnes sont décédées dans la nuit de jeudi à vendredi dans un quartier de Libreville, à la suite de nouveaux affrontements avec les forces de sécurité.

 

Bekam Ella Edzang, étudiant en droit de 27 ans, est mort des suites d'une blessure par balle à l'abdomen après son hospitalisation, a constaté une journaliste de l'AFP. Le corps d'un homme de 30 ans était par ailleurs emmené en procession par des manifestants dans le quartier de Nzeng Ayng.

 

Toujours retenus vendredi matin au sein du QG du candidat malheureux Jean Ping, vingt-six de ses partisans ont été libérés en début de soirée après une demande officielle de Paris. «Le représentant des Nations unies à Libreville, à la demande du président Ali Bongo, s'est rendu au QG de l'opposant Jean Ping pour dire aux personnes qui y étaient bloquées qu'elles peuvent rentrer chez elles», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, de passage dans la capitale française.

 

«On va sortir», a confirmé par téléphone Paul-Marie Gondjout, le représentant de Jean Ping à la commission électorale. Vendredi matin, celui-ci décrivait sa captivité forcée depuis les violents heurts qui ont embrasé Libreville et Port-Gentil dans la nuit de mardi à mercredi : «Nous sommes en plein air dans l'enceinte du QG. Nous avons dormi à même le sol, avec les moustiques et le crépitement des armes dans la quartier». Parmi les 26 proches séquestrés de Jean Ping se trouvaient également Zacharie Myboto, ancien ministre d'Omar Bongo, père et prédécesseur d'Ali Bongo à la tête du Gabon, et l'ancien vice-président de la République Didjob Ding Duvungui.

 

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