Gabon : deux Franco-Gabonais relâchés après un rappel à la loi

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Gabon : deux Franco-Gabonais relâchés après un rappel à la loi
Gabon : deux Franco-Gabonais relâchés après un rappel à la loi

Au moins deux Franco-Gabonais ont été relâchés mardi à Libreville par une juridiction spéciale chargée de traiter les cas des centaines de personnes interpellées dans les violences post-électorales qui ont embrasé le Gabon il y a six jours, laissant la France sans nouvelles d'une quinzaine de ses compatriotes.

 

Dans une salle d'audience bondée du palais de justice, les deux frères bi-nationaux, arrêtés jeudi à Libreville, ont comparu devant trois magistrats pour un rappel à la loi. D'autres dizaines de personnes ont défilé à la barre en présence de leurs proches soulagés d'avoir enfin de leurs nouvelles, après les avoir cherchés pendant près d'une semaine dans les commissariats et les hôpitaux.

 

Aucun traitement de faveur

 

«La loi est dure mais c'est la loi. Vous avez été arrêtés pendant les émeutes. Le tribunal a décidé de vous relâcher. Nous invitons les parents à conscientiser les enfants. Il était imprudent de se trouver à certains moments dans certains endroits», leur a dit le président du tribunal, Fulgence Ongama, sur un ton professoral.

 

A la barre, les deux frères, Baptiste, 29 ans, et Cassien, 25 ans, ont été rejoints par leur mère Agnès, une Française établie au Gabon. Les frères, tous deux maçons, ont été arrêtés alors qu'ils «marchaient» dans le quartier de Nzeng Ayong jeudi dernier «pour voir les dégâts» au lendemain du début des émeutes qui ont suivi la proclamation de la réélection contestée d'Ali Bongo, explique Cassien.

 

Selon Agnès, la détention de ses fils au centre de police de la Fopi a été «humiliante». En effet, leur statut de binational ne leur a procuré aucun traitement de faveur, selon le cadet Cassien. Son acte de naissance a été transcrit au consulat de France à sa naissance alors que l'aîné Baptiste est né à Bordeaux, selon leur mère.

 

«Une évidente anomalie» dans les ...

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