Gabart revient sur les circonstances du démâtage de MACIF

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Gabart revient sur les circonstances du démâtage de MACIF
Gabart revient sur les circonstances du démâtage de MACIF

Grand favori et grand animateur de la Transat Jacques Vabre depuis le départ du Havre il y a tout juste deux semaines, MACIF a vu son mât se briser jeudi à 1h, heure française. Les conditions n'avaient pourtant, semble-t-il, rien d'exceptionnel, selon le skipper charentais. « On naviguait bâbord amures, dans 15-20 n?uds d'Est, Sud-Est, a expliqué François Gabart lors de la vacation de la Transat Jacques Vabre jeudi. Les conditions n'avaient rien d'exceptionnel. Il y avait un peu de mer, mais elle n'était pas de face, elle venait de l'arrière. Le bateau était sous pilote, j'étais dans le cockpit et Michel à la bannette. Le mât s'est cassé à 10 mètres au-dessus du pont. Il est parti sur l'arrière. Même s'il est trop tôt pour avoir un début d'explication, tous les câbles qui retiennent le gréement étaient en place. Visiblement, c'est donc le tube qui s'est brisé. Nous avons aussitôt averti l'équipage de PRB afin d'éviter les risques de collision. Nous avons eu un peu de mal à libérer la partie haute du mât, cela nous a demandé près d'une heure et demie d'effort, en faisant bien attention de ne pas abîmer le bateau et de récupérer ce que l'on pouvait. »

Après avoir observé une escale au Portugal, à Peniche, il y a dix jours afin de changer un safran, le duo Gabart-Desjoyeaux avait repris les commandes de la flotte et possédait une vingtaine de milles d'avance sur PRB avant l'accident. Il se dirige désormais vers le Brésil sous gréement de fortune. « Nous avons gréé le tourmentin que nous avons fixé sur les dérives. Nous progressons actuellement plein Ouest pour rallier la ville de Salvador de Bahia, distante d'environ 140 milles. Nous n'avons pas suffisamment de gasoil pour faire toute la route au moteur, nous progressons donc autant de possible sous ce gréement de fortune, à 4 n?uds de moyenne environ. Nous espérons arriver au plus tard demain dans la journée. »

Malgré ce coup du sort, le skipper MACIF reste confiant et veut relever la tête en vue de la prochaine Route du Rhum, en 2014. « C'est un coup dur, même si depuis que ce démâtage est survenu, nous avons pas eu le temps de tergiverser. Nous avons été dans l'action pour libérer le gréement. Nous allons essayer de regarder devant. Si l'on regarde derrière, nous n'avons pas à rougir. Même si nous avons fait quelques erreurs, nous avions bien progressé. Malgré notre escale, nous avions de bons arguments pour jouer la gagne jusqu'au bout face à PRB. Cela fait mal, c'est blessant, c'est triste, mais malheureusement ce type d'avarie fait partie des aléas d'un sport mécanique comme la voile. MACIF reste un très bon bateau, l'un des leaders de la classe IMOCA. Je garde une totale confiance en lui. Nous allons l'équiper d'un nouveau mât pour la saison prochaine dans la perspective de la Route du Rhum. »

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